Les appâts :
On appelle parfois la pêche au toc
la pêche aux appâts vivants. Cette dénomination
bien que maladroite (comme nous l'avons vu, il existe différentes
techniques de pêche employant des esches vivantes) n'en
reste pas moins vrai.
Effectivement, lorsque le toc a été
inventé dans les Pyrénées, l'asticot
était l'appât principalement utilisé.
Cette larve de diptère, qui est interdite aujourd'hui
dans l'ensemble des rivières de première catégorie
sauf dans certaines de cette régions historique, a
laissé la place au ver (géant rouge, tête
noir, de berge, vers de farine) ou à la teigne.

Selon la saison et les caractéristiques
du parcours ces deux appâts principaux, que l'on peut
acheter n'importe où, sont toujours efficaces. Cependant,
le pêcheur au toc doit savoir jouer du milieu naturel
à l'instar des moucheurs qui adaptent leurs artificielles
en fonction d'un grand nombre de paramètres (temps,
saison, éclosion
). En effet, une drague ou un
porte-bois de même qu'une sauterelle ou une grosse mouche
peuvent se révéler très efficaces. Bref
toutes les larves de trichoptères, plécoptères
et autres éphémères peuvent être
valables et personnellement, je ne conseillerais jamais assez,
de soulever quelques pierres du lit de la rivière (sans
oublier de les remettre exactement en place) pour trouver
et essayer ces appâts naturels dont les truites se nourrissent
quotidiennement.
Les montages :
Les montages sont essentiels et différencient
véritablement la technique de la pêche au toc
des autres techniques (posée, ver roulé, longue
coulée
)
Les montages se caractérisent essentiellement
par leur finesse et leur légèreté. En
effet, il convient de trouver le meilleur compromis entre
l'état du milieu (vitesse du courant, hauteur du fond,
clarté de l'eau) et la capacité de l'appâts
à dériver de manière naturel.
Pour cela, comme nous l'avons vu et compte
tenu des progrès du matériel, l'utilisation
d'un nylon fin est indispensable. Pour ma part, je préfère
les montages directs sans bas de ligne pour d'évidentes
raisons de simplicité. Cela impose l'emploi d'un fil
transparent dans son intégralité et donc d'un
guide ligne. D'autres pêcheurs adoptent un corps de
ligne fluorescent et un bas de ligne d'environ 50 centimètres
légèrement plus fin (corps de ligne en 12/100
et bas de ligne en 10/100). Un nouage simple boucle dans boucle
est idéale car des plus discret, mai l'emploi d'un
micro émerillon est possible et présente l'avantage
d'éviter les vrillages.
Concernant la plombée, ce sont véritablement
les conditions de pêche qui déterminent les choix
du pêcheur nonobstant que la progressivité et
étalement de même que la légèreté
doivent toujours rester de mise.
De cette manière, dans des conditions
de courant fort, le montage sera assez lourd de telle sorte
que l'appât puisse dériver près du fond
mais sans l'accrocher. De plus, la plombée sera regroupée
de façon à ce que la ligne coule rapidement
et donc ne soit pas emportée par les eaux à
une profondeur insuffisante pendant un trop long moment de
la dérive.
Par exemple on montera un chapelet dégressif
(en allant vers l'hameçon) de petits plombs. Du numéro
4 au numéro 2.

A l'inverse, par eaux calmes et claires,
la plombée réduite au minimum sera plus étalée
et éloignée de l'hameçon. Il m'arrive
fréquemment de pêcher avec moins d'un demi gramme
de plomb, soit deux numéro 4 de 0.18 gramme chacun.
Les lancés et le contrôle de la dérive
sont certes plus complexes, mais la discrétion est
ainsi assurée. De plus, les sensations et le touché
lors du combat sont d'autant plus agréable que la monture
est légère.

Tableau de correspondances
entre le numéro des plombs et leurs masses :
| Numéro |
Poids |
| 6 |
0.12 |
| 4 |
0.18 |
| 3 |
0.24 |
| 2 |
0.28 |
| 1 |
0.38 |
| 0 |
0.64 |
| 2/0 |
0.7 |
Enfin pour clore se chapitre sur les montages,
il convient de traiter de la distance entre les plombs et
l'hameçon. Ce problème, que chaque toqueur a
à résoudre, est une question d'habitude. En
effet, certains rapprocheront les plombs à moins de
15 centimètres de l'hameçon alors que d'autres
pêcheurs ayant tout autant de réussite n'hésiteront
pas à séparer les deux éléments
de plus de trente centimètres. Cependant, deux grands
principes sont à retenir ; le premier concerne le contrôle
de la dérive : plus les plombs sont proches de l'hameçon
plus le contrôle est facile. Le deuxième se rapporte
à l'éternel question de la discrétion
du montage : plus les plombs sont éloignés de
l'appât moins la truite sentira la ligne et donc mordra
franchement. Sachant ceci, à vous de voir.
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