L'action de la pêche
au toc :
L'action de pêche, ce sont les moyens pratiques mis
en uvre pour tromper la vigilance du poisson et le capturer.
En la matière, l'action de la pêche au toc est
assez similaire à celle des autres techniques de pêche
à la truite dans la mesure où la prospection
des postes est identique.
Quels sont ces postes ? Ce sont les endroits
dans les cours d'eau où se trouvent les truites pour
attendre, à l'affût, leur nourriture. On distingue
ainsi l'amont et l'aval des radiés et des obstacles
naturels qui freinent l'écoulement de l'eau (rochers,
troncs couchés
) et près des berges les
racines de la végétation riveraine et toutes
les caves creusées sous les bords.

Source : Atlas pratique du pêcheur, Edtions Atlas 2001,
p 85.
Cependant, si les postes prospectés
sont les mêmes pour tous les pêcheurs, la façon
elle, est différente. Comme nous l'avons vu le grand
principe de la pêche au toc est de faire dériver
le plus naturellement possible assez près du fond un
appât vivant dans le courant. C'est cette dérive
qui caractérise la pêche au toc.
Par conséquent, on doit pratiquer
le toc vers l'amont de la même manière qu'un
moucheur. Cela présente l'avantage de pouvoir lire
la rivière, en voir ou deviner tous les aspects, avec
beaucoup plus d'acuité que lorsque l'on pêche
vers l'aval.

Ci dessus canne tenue basse, le pêcheur
ne peut sortir beaucoup de bannière. Il n'a pas la
possibilité d'accompagner correctement sa ligne au
cours de la dérive et le dragage est trop rapide.

Ci-dessus avec une canne tenue haute, la
bannière est importante. Le pêcheur accompagne
la dérive sans le moindre problème. Celle-ci
peut être longue et sans dragage.
Sources : " Soignez
vos dérives " La pêche et les poissons,
avril 2001.
D'autre part, dans la perspective d'un meilleur
contrôle de l'appât, il convient de toujours tenir
la canne assez haute, la bannière toujours tendue afin
de sentir les moindres mouvements anormaux : accroche sur
le fond et touche.
Le plus important c'est donc la manière
dont l'esche va dériver dans la veine d'eau au grès
du courant. Une coulée idéale c'est d'abord
un lancé précis. En fait, la ligne est "
pêchante " sur très faible distance, parfois
guère plus de quelques dizaines de centimètres,
c'est pourquoi l'importance du soin qui doit être apporté
au lancé. Il doit se situer juste en amont du poste
où l'on suppose la truite tapis laissant ainsi le temps
au montage d'atteindre la bonne profondeur avant d'être
sur le poste lui-même et qu'il ne le dépasse
par la suite.
Deuxièmement c'est une profondeur
relativement importante, un appât qui va chercher la
truite, et non l'inverse, mais qui ne touche en aucun cas
le fond, d'ou la nécessité de toujours adapter
sa plombée à l'intensité du flux.
C'est enfin et surtout une " suivie
" qui reste bien parallèle au courant de telle
sorte qu'elle apparaît naturel au poisson. En effet,
les truites fario " sauvages " dont il s'agit dans
cet article, se caractérisent par leur méfiance
et leur " éducation " sur certains parcours
très exploités. Ainsi, la moindre déviations
qui met en alerte le poisson, ruine les chances de capture
du pêcheur pour un bon moment.
Pour terminer, c'est le cas échéant
un ferrage rapide après la moindre sensation de "
toc " (la pêche au toc tire son nom du toc ressenti
par le pêcheur au moment de la touche). Toute la difficulté
du ferrage réside dans la différenciation entre
le toc et les accélérations et ralentissements
de l'appât du fait de son déplacement constant.
Parfois une bonne intuition est nécessaire.
Ces considérations sur les aspects
de la dérive étant expliquées, je conseille
de ne pas négliger non plus la présentation,
c'est-à-dire l'assemblage de l'appât et de l'hameçon.
Deux critères sont à retenir : la taille et
la forme. En effet, dans les poches du toqueur on trouve un
échantillon d'hameçons de la taille numéro
6 à 12 ou plus. La raison en est simple : il convient
d'adapter la taille de l'hameçon à l'appât.
Avec un ver géant rouge le n°6 s'impose alors qu'avec
une minuscule larve on choisira un hameçon plus petit,
histoire de proportions. De plus, la forme importe aussi :
à tige longue ou courte, à tige droite ou courbe
adaptée toujours selon la forme de l'esche.

Donc l'action de la pêche au toc, l'art
de cette technique réside dans la capacité de
leurrer la truite à partir d'une dérive d'un
appât naturel. De prime abord et en théorie assez
simple, il se révèle que la pratique réserve
souvent des surprises et des difficultés inattendues.
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