LES POISSONS TRADITIONNELS
DE L'AVEYRON.
Attention fermer la
fenêtre du poisson ouvert, autrement la nouvelle s'ouvre
en arrière plan.
La Truite:
Taille légale de capture 18-20 ou 23
cm, selon le cours d'eau ou vous pêcher. (Voir page REGLEMENTATION)
Présente sur tous les cours d'eau et lacs du département.
Elle abonde dans les cours d'eau
quand l'inconscience des pollueurs et des "AMENAGEURS"
n'a pas dégradé la qualité ou gaspillé la quantité d'eau.
La truite Fario est le poisson type des rivières du Rouergue.
Les efforts de la fédération, du C.S.P, de la D.D.A, des sociétés
locales, ont permis depuis un demi siècle de conserver au
département de l'Aveyron, en densité appréciable, ce beau
Poisson.
Ceci malgré des AGRESSIONS continuelles sur son milieu de
vie et une pression de pêche accrue par le développement des
loisirs. ALORS, de grâce, aidez les sociétés de pêche.
RESPECTER UNE REGLEMENTATION (POLLUTION, TAILLE, MODES
DE PECHE, NOMBRE DE CAPTURE, BRACONNAGE), QUI EST LE GARANT
DE VOS PECHES FUTURES ET DE CELLES DE VOS ENFANTS.
Brochet :
Taille légale de capture : 50cm. Abondant
et de belle taille dans nos plans d'eau, le seigneur des eaux
de deuxième catégorie peut atteindre dans certains de nos
lacs une taille considérable.
Certains sujets records dans Pareloup dépassent 20Kg. C'est
dire que la taille légale de capture est vraiment un petit
minimum.
Indésirable comme le Sandre, la Perche en première catégorie
ou il détruit les populations de goujons et de truitelles,
il doit-être éliminé quelle que soit sa taille.
Le Sandre :
Taille
légale de capture: 40cm. Introduit dans les lacs de retenues
EDF par la Fédération de l'Aveyron dans le début des années
60, ce poisson originaire d'Europe centrale s'est parfaitement
acclimaté en Rouergue dans tous nos lacs et à colonisé les
basses vallées de l'Aveyron, du Lot et du Tarn.
Les plus beaux sujets se trouvent certainement dans les lacs
de Saint-Geniez d'Olt, Castelnau-Lassout. La Croux, Golinhac.
Pont de Salars et Preloup, alevinés plus tard, commencent
eux aussi à fournir quelques belles pièces.
On peut dire qu'en Rouergue, la prise d'un Sandre de 5Kg n'est
pas exceptionnelle.
La Perche :
Très
abondante dans nos lacs à cause de son énorme capacité de
reproduction, elle parvient à une taille considérable (jusqu'à
2 à 3Kg) dans certains lacs et les grandes rivières de 2éme
catégorie. Pas de taille légale de capture.
La Vandoise :
La vandoise rostrée
La vandoise rostrée (Leuciscus leuciscus
burdigalensis Cuvier et Valencienne 1844) est un Cyprinidé
qui ne se trouve que dans les rivières du Sud-Ouest
de la France. A l'heure actuelle, les moyens mis en œuvre
(génétique) ne permettent pas encore de définir
précisément le statut taxonomique de la vandoise
rostrée par rapport à la vandoise commune :
s'agit-il de la même espèce, d'une sous-espèce
ou encore d'une variété de vandoise ?
Toujours est-il que la taille moyenne de
la vandoise rostrée semble plus importante que celle
de la vandoise commune: 25-30 cm contre 15-20 cm. Les sujets
de grosse taille peuvent atteindre 40 cm et avoisiner le kilogramme.
La vandoise est une espèce grégaire
vivant dans les rivières à courant relativement
rapide à fond composé de gravier, de galet et
de bloc. Ces exigences en oxygène l'amène à
disparaître des eaux trop chaudes et/ou stagnante trop
peu oxygénées. En été, la vandoise
se trouve principalement dans les eaux vives et peu profondes
pour gagner les zones profondes à courant lent en hiver.
La vandoise possède un régime
alimentaire relativement varié: elle consomme aussi
bien des larves aquatiques et des mollusques que des algues
filamenteuses et des insectes aériens. A noter que
plus la vandoise grossit et plus elle tend à devenir
"herbivore".
La vandoise est le premier de nos Cyprinidés
à se reproduire: dès février, lorsque
la température de l'eau se situe entre 7 et 10°C,
les géniteurs se regroupent et migrent vers les zones
de ponte situées sur des plages de gravier. Ces dernières
doivent être exemptes de toute vase car les œufs
qui adhèrent au substrat et les larves sont très
sensibles au colmatage qui les privent d'oxygène.
L'envasement des frayères est probablement
l'une des causes du déclin de cette espèce dans
les eaux du Rouergue: la mise en place de barrage hydroélectrique
écrêtant les crues et les trop faibles débits
réservés ont favorisé le colmatage des
frayères des poissons se reproduisant sur substrat
grossier (truite, vandoise, toxostome..). A la fin du 19e
– début 20e siècle, on pouvait encore
observer de grands bancs de "Nas-pountchut" (nez
pointu) ou "siège" qui faisait le bonheur
de nombreux pêcheurs. Aujourd'hui, la vandoise subsiste
en populations restreintes dans des rivières comme
le Viaur, le Lot ou le Tarn. A l'heure actuelle, la vandoise
fait l'objet de mesures de protection qui interdisent, entre
autre, la destruction de leurs zones de frayères et
son utilisation comme vif (arrêté de biotope
du 8/12/88).
La vandoise est un poisson très intéressant
pour la pêche. Elle peut se prendre aussi bien au coup
amorcé pour le gardon, au toc aux larves naturelles,
à la mouche sèche où à la nymphe
(demandez à notre cher administrateur…). Cependant,
elle se trouve être excessivement méfiante et
l'on doit faire preuve de discrétion lors de l'approche;
si l'on en effraie une, c'est tout le banc qui fuit sur plusieurs
dizaines de mètre entraînant avec lui les autres
poissons (y compris les truites…).
Quant à sa valeur culinaire, je n'en
sais rien, je n'y ai jamais goûté ! Mais bon,
le "No Kill" n'est pas que réservé
aux truites…
Merci à Nicolas
pour cet excellent article sur la vandoise lui écrire
: Nicolas
La Tanche :
Elle est partout présente en 2éme catégorie
et même souvent en 1er catégorie dans les retenues, étangs
et parties calmes de nos rivières.
Elle peut atteindre jusqu'à 3Kg dans les eaux les plus favorables.
Les pêcheurs spécialisés dans sa pêche très agréable réalisent
leurs plus nombreuses captures chez nous en avril, mai et
en septembre, octobre.
Pas de taille légale de capture.
La Carpe :
Carpe
commune, Carpe miroir ou carpe cuir sont bien représentées
dans nos lacs et nos rivières. Les plus gros spécimens connus
semblent cantonnés dans le lac de Saint-Geniez d'Olt (jusqu'à
28Kg).
Cette agréable petite ville devient en saison une des résidences
préférées des carpistes Anglais, spécialistes des captures
record. Pas de taille légale de capture.
Le Barbeau :
Très
abondant partout, il a tendance à coloniser rivières et ruisseaux
vers l'amont. Il atteint dans certains cours d'eau des tailles
considérables. Des prises de 6Kg dans le Tarn ou le Lot ne
sont pas rares. Pas de taille légale de capture.
Le Gardon :
Omniprésent
et abondant chez nous, il constitue la base du panier du pêcheur
au coup et la manne du pêcheur de concours. Beaucoup de pêcheurs
venus du nord de la France et de Belgique réalisent des paniers
fabuleux grâce à lui... et à leur savoir faire. Pas de taille
légale de capture.
L'Ablette :
D'introduction
récente, elle s'acclimate d'une façon spectaculaire dans nos
eaux de 2éme catégorie pour le plus grand bonheur des amateurs
de friture.
Pas de taille légale de capture.
Le Goujon :
En
régression il y a quelques années, une politique de protection
spécifique de cette espèce au moment de sa reproduction a
porté ses fruits.
il est actuellement abondant chez nous, ou il est l'objet
d'une pêche familiale pleine de charme. Pas de taille légale
de capture.
Le Vairon :
Subit
une diminution très sensible dans les rivières ou la qualité
de l'eau est détérioré. Dans les autres cours d'eau il est
présent partout.
Pas de taille légale de capture.
L'Ombre :
Taille
légale de capture: 30 Cm. Recherché en priorité par le pêcheur
à la mouche, ce beau poisson revient progressivement, grâce
aux efforts soutenus de la fédération. 1993 devait voir, si
l'expérience s'avérait concluante, les premières frayères
du Lot colonisées par les géniteurs issus des alevins lachés
depuis 1990 en provenance des bassins de la Dordogne ou de
l'Allier.
Ces bassins sont les plus proches de nous et leurs cours d'eau
ont de nombreuses caractéristiques communes avec les nôtres.
Le respect de ces géniteurs jusqu'en 1994 a permis une réussite
complète de cette expérience sur le Lot et sa poursuite dans
les rivières du sud Aveyron.
A cet effet, la Fédération de l'Aveyron a procédé à l'aménagement
de plusieurs bassins dans sa pisciculture de la Mouline.
Les Pisciculteurs et les Gardes du CSP d'Augerolle pour maîtriser
totalement ce problème.
Le Saumon Atlantique :
Taille légale de capture : 50 Cm. Depuis
1981, un vaste et couteux projet de réintroduction des poissons
migrateurs dans le bassin de la Garonne a été établi, et en
partie réalisé, à l'initiative de l'Ingénieur en chef M. Roguet.
La conduite de la deuxième phase, attaquée cette décennie,
intéresse plus particulièrement cinq de nos rivières : l'Aveyron,
Le Lézert, Le Giffou et Le Céor jusqu'à leur source et le
Viaur jusqu'au barrage de Pont de Salars.
Ces rivières sont classées "Rivières à Saumon" et
leurs biotope protégés par des arrêtes depuis 1988.
Un programme particulier de dépollution de l'axe Aveyron -
Viaur est envisagé et onze barrages seront équipés de passes
à poissons.
Le contrat de rivière des gorges de l'Aveyron a été signé
le 10 janvier 1989. Il bénéficie notamment d'un financement
Européen.
Sur 14 rivières classées "A SAUMON" dans le département,
vous pouvez être amenés à ferrer un jeune "TACON"
(Saumon de l'année ou de 2 étés), décrochez le avec précaution
et remettez le à l'eau. de toute façon, la taille réglementaire
étant sur cet axe de 20 ou 23 cm, en vous comportant dans
la légalité vous ne risquerez pas une confusion fâcheuse et...
coûteuse !.
Et peut-être un jour, dans quelques années, vous capturerez
chez nous le poisson royal de votre vie de pêcheur ?.
Le Black-Bass :
Taille légale de capture : 23 Cm. Infatiguable
sportif, c'est un expert en cabrioles et sauts de toutes sortes.
Peu représenté dans notre département, des essais d'introduction
ont été faits en 1995.
L'Ecrevisse :
Taille légale de capture: 9 Cm. Très abondante il y a quelques
années et victime d'une épidémie comme dans de nombreux autres
département, elle a été pratiquement décimée.
Sa présence est encore signalée dans quelques rares ruisseaux,
ce qui laisse espérer une possibilité de recolonisation de
nos eaux de 1er catégorie.
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