Il était une fois il y a bien longtemps, dans un pays sauvage et verdoyant un joli petit village Gaulois au cœur d’une jolie vallée où coulaient des rivières pures et poissonneuse comme celles que l’on voit en photo dans les reportages à l’étranger dans les revues de pêche (c’est pour dire). Les villageois vivaient de chasse, de cueillette mais aussi et surtout de « pêche à la truite » (et aussi d’un peu d’alcool de bois et de pastis, mais bon passons…). Chaque année ils organisaient un concourt où s’affrontaient les plus fines gaules du village (et aussi les plus grandes gueu…). A cette époque, la pêche reine était la pêche aux larves naturelles qui, sous son apparente simplicité, exigeait une sensibilité et une concentration que même le dalaï-lama peinait à atteindre les jours où il avait la patate. Malheureusement, un jour la guerre éclata et les Gaulois furent envahis par les Romains. En effet les Gaulois préféraient la pêche à la guerre. Le petit village ne fut donc pas épargné mais après un temps d’adaptation, ils reprirent leurs activités normales et recommencèrent à organiser les fameux concours de pêche à la truite. Les Romains avaient eux aussi la passion de la pêche et rentrèrent dans la compétition. Cependant leur technique de pêche était bien différente de la technique Gauloise. Très délicats (pour ne pas dire chochottes) ils répugnaient à enfiler des larves vivantes sur les hameçons. En revanche, habitués à manier le fouet (revoir « Ben-Hur » si besoin) ils parvenaient à propulser des imitations d’insectes faites de plumes à l’aide de canne très souples. Dès lors, le concours tourna rapidement à l’affrontement des deux écoles au point qu’il n’était pas sans rappeler les fameux jeux du cirque tant appréciés des Romains. C’est la raison pour laquelle le concourt fut baptisé « les gladiateurs ». Et au jourd’hui encore, la tradition se perpétue : chaque année s’affrontent Gaulois et Romains, Tocqueurs et Moucheurs au cours d’un concours sans merci…
Galinacé vainqueur 2005