Les
comptes rendus des articles suite aux conférences de
presse de la Fédération de pêche de l'Aveyron
« Agriculteurs citoyens »
Interrogé par « La Dépêche
du Midi » après les déclarations de la
fédération départementale de pêcheurs
selon lesquelles « agriculture, urbanisation et industrie
notamment, sont collectivement responsables de la pénurie
d’eau en Aveyron », Jean Laurens, président
de la chambre d’agriculture, estime, à l’inverse,
« que les agriculteurs rouergats sont des gens responsables
et citoyens, respectueux d’une ressource essentielle
à leur activité. En ces temps difficiles pour
tous, je ne veux pas polémique », ajoute Jean
Laures, qui tient néanmoins à nuancer les propos
des pêcheurs. « Une précision, d’abord,
s’agissant de la consommation en eau d’un hectare
cultivé. L’apport nécessaire n’est
pas de 1.500 m3 par jour, comme cela a été indiqué
par erreur, mais de 1.500 m3 pour toute la saison, qui court
du 1er juin au 1er septembre.
Une indication, ensuite sur la réalité des surfaces
irriguées dans le département. Elles ne représentent
que 1 % de la surface agricole totale, contre 10 % dans le
Lot ou le Lot-et-Garonne par exemple. On constate, ici et
là il est vrai, des systèmes d’arrosage
à l’œuvre en Rouergue. Dans un contexte
de crise aiguë, les producteurs essaient de sauver la
récolte », note le président de la chambre,
en saluant leur réflexe citoyen. « Sur les 9
000 agriculteurs de l’Aveyron, 750 sont irrigants. Parmi
eux, 400 s’approvisionnent à des lacs collinaires
et ne touchent pas aux ressources collectives. Sur les 750
irrigants, 600 sont équipés de compteurs consultables
à tout moment par les autorités. Les 150 qui
restent pompent dans des lacs indépendants »
ajoute Jean Laurens. Il souligne, enfin, que « depuis
le 15 juin, les agriculteurs de l’Aveyron appliquent
le principe des tours d’eau. Sur la Serre, par exemple,
les sept irrigants qui se servent à la rivière
ne prélèvent jamais simultanément. L’exemple
aveyronnais devrait inspirer d’autres départements
», a conclu Jean Laurens.
Source ‘’la dépeche’’
Pour une réflexion collective sur le problème
de l’eau
Le président de la fédération
de pêche Jean Couderc pour l’ensemble du conseil
d’administration nous prie d’insérer :
Suite à l’article paru sur «
La Dépêche du Midi » mercredi 23 juillet,
intitulé « A la poursuite des gaspilleurs »,
et l’intervention de Jean Laurens, président
de la chambre d’agriculture de l’Aveyron, à
défaut de faire couler beaucoup d’eau, la sècheresse
fait couler beaucoup d’encre, et les interrogations
que cette catastrophe soulève, le mérite amplement.
Lundi, au cours d’une conférence de presse, nous
avons souhaité non plus tirer la sonnette d’alarme,
une fois de plus, mais générer une réflexion
collective sur notre rapport et notre conscience vis à
avis de la ressource en eau.
Nous avons été heureux de constater que notre
recherche d’identification des causes est reçue
un large soutien.
Toutefois, il semble qu’un malentendu existe entre nos
déclarations et la Chambre d’Agriculture par
son représentant, Monsieur Jean LAURENS.
Nous constatons comme lui qu’effectivement une erreur
s’est glissée dans les chiffres en ce qui concerne
le besoin en eau pour l’irrigation, soit 1 500 m3 par
hectare et pour trois mois, et non par jour.
Ceci dit, nous souhaitons malgré tout rappeler que
la multiplication des étangs collinaires n’est
sans effet sur le débit des rivières.
L’eau aussi stockée dans un étang ne s’écoule
plus en irrigant naturellement les prairies. Peut être
faut-il déjà voir là, un des problèmes
conduisant à la sécheresse des herbages. Si
l’ensemble des plans d’eau collinaires était
alimenté exclusivement par des eaux de ruissellement,
le mal serait moindre. Or, ce n’est pas le cas. Si certains
étangs répondent bien à cette définition,
d’autres sont alimentés directement par un cours
d’eau en tête de bassin. Or, la multiplication
de ces plans d’eau alimentés par des cours d’eau
en tête de bassin privent d’autant la rivière
qui théoriquement devait recevoir ces eaux. Le captage
d’une source afin d’alimenter un étang
collinaire prive de ce fait la ressource collective en eau.
Quant à la comparaison de notre département,
classé en zone de montagne (en partie classé
en zone de répartition des eaux), avec (en matière
d’irrigation) le Lot et le Lot et Garonne, il va sans
dire qu’elle est quelque peu difficile à prendre
en compte.
Ces deux derniers départements voisins n’ayant
jamais été considérés comme des
châteaux d’eau et ne sont pas situé en
tête de bassin comme c’est le cas chez nous. De
plus, ces deux départements de configuration de plaines
bénéficient d’un apport d’eau bien
plus important (versants pyrénéens).
Dans une problématique aussi complexe que celle que
nous traversons, il va sans dire que nous ne sommes pas à
la recherche de boucs émissaires mais de solutions
conduisant à des pratiques s’intégrant
dans ce que l’on nomme actuellement le développement
durable.
Citoyens, les agriculteurs le sont bien évidemment.
Malheureusement pas, comme d’ailleurs dans toutes les
couches de la société, dans leur totalité.
En dénonçant les abus, parfois faits sans volonté
de nuire, et en cherchant des solutions citoyennes, nous pourrons
préserver notre capital en eau.
Nous ne doutons pas de votre volonté d’aller
dans ce sens dans le combat commun de préservation
du capital eau, qui nous uni.
Source La Dépeche du 24/07/03
La ‘’CONF’’ accuse
l’agriculture intensive
La sécheresse persistante depuis plusieurs
mois commence à inquiéter plus d’un acteur
économique du département. Et en premier lieu
les agriculteurs :
‘’Nous avons des pertes de 30 à 70% selon
les régions’’
constate Jean Marie Roux secrétaire départemental
de la Confédération paysanne ‘’Dans
certains endroits on n’a pas rentré un seul kilo
de fourrage’’
Certes des aides devraient intervenir : ‘’ On
parle beaucoup d’aide au transport. Nous souhaiterions
que cela passe directement par les pouvoirs publics, la DDA,
car notre principal souci est la transparence’’
La Confédération réclame également
un plafonnement de ces aides afin qu’elles profitent
en priorité aux petits troupeaux. Elle demande également
l’étalement des cotisations MSA, la mise en place
de prix plafonds.
‘’La paille est en train de battre des records.
Il faut un frein à la spéculation. Certains
prix, c’est du vol !’’
La Confédération se sent également
totalement en phase avec la fédération départementale
de la pêche dénonçant ‘’l’intensification
de la production d’herbe et de maïs ,effet pervers
de la PAC’’.
Elle s’interroge également sur le développement
des lacs collinaires ‘’l’eau que l’on
stocke, on l’empêche d’aller dans les nappes
phréatiques, dans les ruisseaux. C’est une privatisation
de facto’’
Pour le syndicat agricole on fait des investissement ‘’à
grand coup d’argent public pour des cultures intensives.
Une minorité de gens monopolisent une grande partie
des ressources en eau’’
Et de plaider eux aussi pour un véritable débat
sur le sujet.
Source Midi libre (23/07/03)
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Eau / Agriculture, urbanisation et industrie
Les pêcheurs accusent
« Où est passée l’eau ? C’est
la même question qui nous est posée tous les
jours, commente Jean Couderc, le président de la fédération
de pêche. L’Aveyron est considéré
comme un château d’eau et fait partie des ‘départements
verts’ de France. Il est plutôt jaune actuellement.
» Depuis 1992, la loi confie aux pêcheurs la protection
des milieux aquatiques et la fédération du département
prend ce rôle très au sérieux en tirant
la sonnette d’alarme.
« Certains départements ont interdit la pêche
pour remédier au problème. Cela n’empêchera
pas que les poissons meurent. De plus, les pêcheurs
sont des indicateurs précieux. Disséminés
sur le département, ils sont une mine de renseignements
sur l’évolution des cours d’eau et leur
peuplement. Ce que nous voulons, c’est aller plus loin
car, à terme, le problème ne se posera pas uniquement
pour les poissons mais aussi pour nous. » Les causes
sont nombreuses. Les plus importantes, aux yeux des pêcheurs,
sont « l’urbanisation à outrance, l’agriculture
intensive et le captage d’eau potable toujours plus
en amont », explique Jean Couderc qui résume
ainsi le processus d’assèchement : « les
zones qui étaient autrefois humides et inondables sont
asséchées, jugées constructibles et goudronnées.
L’eau n’alimente plus les cours d’eau et,
en hiver, ce phénomène de ruissellement entraîne
des crues, aidé en cela par l’uniformisation
des berges. Le captage d’eau potable en tête de
bassin de rétention et l’arrosage que nécessite
une agriculture intensive fait le reste. » « Il
faut prendre conscience d’une chose : la modification
de l’occupation des sols entraîne inévitablement
une modification de l’hydrologie, explique Jean-Claude
Vidal, membre du conseil d’administration de la fédération,
les zones tampons qui permettaient de filtrer l’eau
en trop par capilarité et de retenir la ressource l’été
en cas de sécheresse n’existe plus ou pas assez.
»
« Les prélèvements d’eau
les plus importants sont dus à l’agriculture
», note Martine Guilmet, chargée d’étude
à la fédération. « En moyenne,
un hectare cultivé nécessite 1 500 m3 d’eau
par jour. Toujours sur la moyenne nationale, une personne
consomme environ 150 litres par jour. Mais ce ne sont pas
ces chiffres qui doivent être retenus, c’est le
fait que l’eau est captée dans les têtes
de bassin. Or, si l’on ne prend pas soin de ces têtes
de bassin, on ne pourra plus rattraper le désastre.
»
Jean-Claude Vidal s’étonne : « Beaucoup
de gens semblent découvrir la situation aujourd’hui,
à cause de la sécheresse. Nous la connaissons
depuis une dizaine d’années. C’est toutes
les pratiques qui doivent être repensées. Une
rivière peut supporter beaucoup de prélèvements
en eau. Mais il faut penser aux conséquences, calculer
les ressources que peut fournir cette rivière et appliquer
sur ces résultats les prélèvements nécessaires
tout en conservant un débit suffisant. Les ressources
d’eau ne sont pas inépuisables. Si on réagit
maintenant, c’est qu’il reste encore des choses
à sauver, on peut encore faire quelque chose. Mais
la situation est identique à celle d’un carrefour
dangereux. Tant qu’il n’y a pas d’accident
dramatique, personne ne demande à ce qu’il soit
sécurisé. »
Le président de la fédération estime
toutefois que si la sécheresse est dramatique, elle
permet de se poser les bonnes questions. Selon lui, les ressources
d’eau disparaissent sans que personne ne s’en
soucie. « Nous interpellons tous les décideurs.
Et nous comptons sur la mobilisation de tous les usagers pour
les convaincre à agir.
« Les élus parlent beaucoup de politique de l’eau,
ajoute Jean Couderc, mais on ne fait jamais rien. Or, nous
n’avons pas le temps d’attendre que les mentalités
évoluent sur une ou deux générations.
C’est aujourd’hui que le pouvoir, au sens noble
du terme, doit entrer en action et prendre le problème
en main. »
Igor DAVIN : La Dépêche du
Midi 22/07/2003
Sécheresse :
la « Fédé » de pêche accuse
Centre Presse Mardi 22 juillet 2003
Chargée de la protection du milieu, elle interpelle
les décideurs et stigmatise certains prélèvements.
Pour le Président de Fédération
départementale de pêche, Jean Couderc, et son
équipe technique, la sécheresse ne suffit pas
à expliquer l’état des cours d’eau
de l’Aveyron. « Dix ans que notre ressource fout
le camp », tempête-t-il stigmatisant certains
comportements comme les prélèvements à
vocation agricole mais aussi et surtout une « incohérence
politique ». La fédération dénonce
l’assèchement des tourbières dans le Nord-Aveyron,
une urbanisation irréfléchie, l’alimentation
en eau de Rodez ou les créations de porcheries industrielles…
Des problèmes d’eau qui ne sont pas sans poser
des difficultés croissantes dans nombre de communes.
Certaines organisent d’ores et déjà des
approvisionnements par camions citernes.
Depuis la Maison de la pêche en bordure de la rivière
Aveyron, les responsables de la fédération départementale
décochent quelques flèchent en direction des
décideurs politiques. Pour le président de la
fédération, Jean Couderc, et son staff technique,
la sécheresse ne peut pas à elle seule expliquer
l’état actuel des rivières et cours d’eau
aveyronnais, à leur niveau d’étiage avec
plusieurs semaines d’avance et à des températures
trop élevées pour que le poisson, notamment
la truite, puisse s’y épanouir…
« Nous sommes souvent interpellés par les pêcheurs
pour qu’on déplace le poisson, voire pour qu’on
ferme la pêche, note M. Couderc. Ce ne seraient pas
des solutions satisfaisantes. » Responsable du Conseil
Supérieur de la Pêche en Aveyron et donc chargé
de la police de l’eau, Jean-Luc Laures confirme : «
La capacité d’accueil des rivières, la
plupart en première catégorie, est très
limitée. Les résultats des déplacements,
si l’on tient compte du stress que cela va occasionner,
des risques de prédation et des coûts inhérents
à de telles opérations, seront peu probants.
Quant à la fermeture de la pêche, je ne suis
pas convaincu de son efficacité. Les pêcheurs
sont de véritables sentinelles qui relaient le CSP
dans sa mission de police de l’eau, en particulier en
ce moment où les actes de braconnage sont nombreux.
»
« Incohérence politique…
»
Contrairement à son homologue de Lozère, la
Fédération aveyronnaise se refuse donc à
tout déplacement de poissons et stigmatise des pratiques
peu respectueuses des rivières et des ressources en
eau depuis au moins dix ans : captage pour l’eau potable,
irrigation, drainage…
« Dix ans qu’on est tous les étés
sur le fil du rasoir ! Dix ans que notre ressource fout le
camp » tempête Jean Couderc, qui ne veut pas circonscrire
le problème de pénurie aux seuls prélèvements
à vocation agricole, préférant dénoncer
une « incohérence politique » : «
si les agriculteurs sont subventionnés pour drainer,
ils drainent. S’ils le sont pour protéger le
milieu humide, ils conservent le milieu humide »
En vrac, la fédé de pêche montre du doigt
l’assèchement des tourbières dans le Nord-Aveyron,
une urbanisation irréfléchie au regard de l’infiltration
de l’eau, l’alimentation anarchique de Rodez (NDLR,
à partir des sources du Vioulou sur le Lévezou)
asséchant le cours d’eau avant même qu’il
ne se forme, les productions intensives de maïs ou la
création de porcheries industrielles en tête
de bassin versant…
« Avant de réfléchir à un tarif
unique de l’eau en Aveyron, il faut d’abord s’intéresser
aux ressources et aux moyens de les préserver »,
estime un membre du bureau de la fédé après
une question sur le projet du conseil général…
Chargée de l’élaboration du schéma
à vocation piscicole, qui pourrait être bouclé
début 2004, la Fédération départementale
de pêche s’apprêterait à faire des
propositions concrètes pour lutter contre la dilapidation
des ressources aquatiques. Aux politiques de s’en saisir…
Hugues Cayrade : Centre Presse 22/07/2003
Sécheresse :
la « Fédé » de pêche accuse
Centre Presse Mardi 22 juillet 2003
Chargée de la protection du milieu, elle interpelle
les décideurs et stigmatise certains prélèvements.
Pour le Président de Fédération
départementale de pêche, Jean Couderc, et son
équipe technique, la sécheresse ne suffit pas
à expliquer l’état des cours d’eau
de l’Aveyron. « Dix ans que notre ressource fout
le camp », tempête-t-il stigmatisant certains
comportements comme les prélèvements à
vocation agricole mais aussi et surtout une « incohérence
politique ». La fédération dénonce
l’assèchement des tourbières dans le Nord-Aveyron,
une urbanisation irréfléchie, l’alimentation
en eau de Rodez ou les créations de porcheries industrielles…
Des problèmes d’eau qui ne sont pas sans poser
des difficultés croissantes dans nombre de communes.
Certaines organisent d’ores et déjà des
approvisionnements par camions citernes.
Depuis la Maison de la pêche en bordure de la rivière
Aveyron, les responsables de la fédération départementale
décochent quelques flèchent en direction des
décideurs politiques. Pour le président de la
fédération, Jean Couderc, et son staff technique,
la sécheresse ne peut pas à elle seule expliquer
l’état actuel des rivières et cours d’eau
aveyronnais, à leur niveau d’étiage avec
plusieurs semaines d’avance et à des températures
trop élevées pour que le poisson, notamment
la truite, puisse s’y épanouir…
« Nous sommes souvent interpellés par les pêcheurs
pour qu’on déplace le poisson, voire pour qu’on
ferme la pêche, note M. Couderc. Ce ne seraient pas
des solutions satisfaisantes. » Responsable du Conseil
Supérieur de la Pêche en Aveyron et donc chargé
de la police de l’eau, Jean-Luc Laures confirme : «
La capacité d’accueil des rivières, la
plupart en première catégorie, est très
limitée. Les résultats des déplacements,
si l’on tient compte du stress que cela va occasionner,
des risques de prédation et des coûts inhérents
à de telles opérations, seront peu probants.
Quant à la fermeture de la pêche, je ne suis
pas convaincu de son efficacité. Les pêcheurs
sont de véritables sentinelles qui relaient le CSP
dans sa mission de police de l’eau, en particulier en
ce moment où les actes de braconnage sont nombreux.
»
« Incohérence politique…
»
Contrairement à son homologue de Lozère, la
Fédération aveyronnaise se refuse donc à
tout déplacement de poissons et stigmatise des pratiques
peu respectueuses des rivières et des ressources en
eau depuis au moins dix ans : captage pour l’eau potable,
irrigation, drainage…
« Dix ans qu’on est tous les étés
sur le fil du rasoir ! Dix ans que notre ressource fout le
camp » tempête Jean Couderc, qui ne veut pas circonscrire
le problème de pénurie aux seuls prélèvements
à vocation agricole, préférant dénoncer
une « incohérence politique » : «
si les agriculteurs sont subventionnés pour drainer,
ils drainent. S’ils le sont pour protéger le
milieu humide, ils conservent le milieu humide »
En vrac, la fédé de pêche montre du doigt
l’assèchement des tourbières dans le Nord-Aveyron,
une urbanisation irréfléchie au regard de l’infiltration
de l’eau, l’alimentation anarchique de Rodez (NDLR,
à partir des sources du Vioulou sur le Lévezou)
asséchant le cours d’eau avant même qu’il
ne se forme, les productions intensives de maïs ou la
création de porcheries industrielles en tête
de bassin versant…
« Avant de réfléchir à un tarif
unique de l’eau en Aveyron, il faut d’abord s’intéresser
aux ressources et aux moyens de les préserver »,
estime un membre du bureau de la fédé après
une question sur le projet du conseil général…
Chargée de l’élaboration du schéma
à vocation piscicole, qui pourrait être bouclé
début 2004, la Fédération départementale
de pêche s’apprêterait à faire des
propositions concrètes pour lutter contre la dilapidation
des ressources aquatiques. Aux politiques de s’en saisir…
Hugues Cayrade : Midi Libre 22/07/2003
Dans la presse :
Le verdict vient de
tomber. (France Info)
" L'Aveyron manque d'eau, situation
catastrophique jamais atteinte depuis 30
ans ". Qui va jouer les étonnés
? Depuis combien de temps, d'années, les pêcheurs
tirent-ils la sonnette d'alarme ?
Pompages excessifs, arrosage inutiles, assèchement
des zones humides sont règulièrements évoquées.
A bon entendeur salut, mais surtout pas d'étonnement
où alors c'est de la pure inconscience !
(J.C VIDAL).
Parution
dans le journal: LA DEPECHE le 03/04/2001.
Il aura fallu attendre que les dix-huit stations
de mesures livrent le fruit de leur travail effectué
entre 1998 et 1999. Mais désormais, l'agence de l'eau
Adour-Garonne peut publier le résultat des analyses
prélevées sur les eaux superficielles du département,
autrement dit les treize rivières principales qui le
traversent.
SITUATION CATASTROPHIQUE
POUR L'AVEYRON.
Ainsi, la rivière Lot présente
des altérations de bonne qualité vis-à-vis
de l'ensemble des paramètres (à l'exception
des matières azotées et bactériologiques)
à son entrée dans le département jusqu'à
sa confluence avec la Truyère. La situation se dégrade
ensuite nettement, avec un fort enrichissement en phosphore,
jusqu'au-delà de Livinhac. Fort heureusement, les eaux
retrouvent une bonne qualité, si l'on ne prend pas
en compte la pollution métallique apportée par
le Riou-Mort, jusqu'à leur sortie du département.
Ce qui n'empêche pas son classement, sur une grande
partie, en zone vulnérable au titre de la directive
concernant la pollution par les nitrates d'origine agricole.
Pour le cours d'eau Aveyron, la situation
est nettement plus catastrophique. A cause des apports de
pollution issus des agglomérations qu'elle traverse
(Séverac, Laissac, Rodez et Villefranche), la rivière
est classée en zone sensible au titre de la directive
concernant la collecte et le traitement des eaux résiduaires
urbaines. Ainsi, sur son cours amont, l'Aveyron recoit les
apports en provenance des élevages. Les eaux sont donc
passables vis-à-vis du phosphore jusqu'à Rodez.
Et si la situation est enrayée grâce
aux efforts consentis par le grand Rodez, elle ne s'améliore
pas jusqu'à Villefranche. D'autant que s'ajoutent les
pollutions nitrates et aux matières azotées,
sans oublier les matières organiques et oxydables au-delà
de cette agglomération.
Autre rivière à problèmes
: le Viaur. Sur son cours amont, il est victime des apports
des barrages de Pont de Salars et Pareloup. En aval de la
première commune, les composés azotés,
les matières organiques et oxydables, les nitrates
et les matières phosphorées lui confèrent
une eau de mauvaise qualité. Et
l'on parle d'un plan saumons sur cette rivière ! (
hic...)
Et le bassin aval est classé en zone
vulnérable. Enfin, seul le Tarn semble donner pleine
satisfaction aux analyses. De très bonne qualité
à son entrée dans le département, il
enregistre une légère dégradation avec
l'apport de matières azotées et phosphorées,
avant de s'améliorer nettement en aval de Millau. Seul
point noir, les matières azotées qui confèrent
une qualité passable à cette rivière.
Le bilan de ces analyses n'est donc pas totalement
satisfaisant, l'agence estime même : " les cours
d'eau du département de l'Aveyron sont marqués
par une pollution d'origine diffuse due à une activité
agricole développée, notamment l'élevage
".
De plus, ils subissent l'impact des populations
saisonnières liées à la forte fréquentation
touristique.
Ces analyses ont été effectuées
sur les rivières suivantes: Lot,
Riou-Mort, Dourdou, Truyère, Viaur, Aveyron, Auterne,
Briane, Rance, Tarn, Sorgue, Soulzon et Dourbie
Les analyses d'Adour-Garonne Les diverses
pollutions enregistrées par les analyses de l'agence
de l'eau Adour-Garonne ont divers effets que nous détaillons
ci-après. Les matières organiques et oxydables
consomment l'oxygène de l'eau. Quant aux matières
azotées (hors nitrates), elles contribuent à
la prolifération d'algues et peuvent être toxiques.
Les nitrates, pour leur part, gênent la production d'eau
potable. Enfin, les matières phosphorées provoquent
les proliférations d'algues.
Webmaster : Cela semble
confirmer, l'article de l'AAPPMA de Druelle ayant constatée,
une baisse du poisson même le blanc, sur le secteur
d'Ampiac. CARTON ROUGE
POUR LA QUALITE DE L'EAU DANS L'AVEYRON.
Webmaster : Voila des
éléments qui redonnent du baume au coeur !.
Enfin de bonnes nouvelles encore, encore ..... Précisons
que quelques riverains, s'opposent à la plantation
d'arbres le long des berges, donc problème thermique
envisageable sur cette rivière.
Aménagement
des rivières:
Extrait de GRAND "A"
nr°28 janvier 98. Revue du Conseil Général de l'Aveyron (Rodez).
Le département (Conseil Général) s'implique
dans l'aménagement des rivières ainsi que les sociétés de
pêche.
Depuis 1980, il apporte son soutient aux
travaux sur les cours d'eau. C'est un partenaire des syndicats
intercommunaux d'aménagement hydraulique et autres structures
intercommunales comme les districts.
Les travaux consistent principalement à restaurer
les rivières : Nettoyage de la végétation, protection ou reconstitution
des berges, confortement des chaussées, traitement des amas
de sable et de graviers déposés par les crues, prévention
des inondations, construction de passes à poissons sur l'Aveyron
et le Viaur.
Une action de sensibilisation des riverains
et des différents acteurs du monde rural, à la nécessité de
l'entretien systématique des cours d'eau, a été lancée dans
le cadre de plans pluriannuels de restauration et d'entretien.
(à suivre.....).
En outre pour chaque rivière (Aveyron, Viaur,
Tarn, Lot) le département en collaboration avec l'agence de
l'eau, la Fédération de pêche et les services de l'Etat D.D.A.F.,
conduit des études approfondies visant à décrire les rivières
sous leurs différents aspects, le plus précisément possible
et à connaître l'incidence de l'environnement sur le milieu
piscicole. l'ensemble des données recueillies a donné naissance
au schéma départemental à vocation piscicole et halieutique.
Ce document , moyen d'évaluation et d'aide à la décision,
sert en particulier lors d'études d'impact.
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