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Septembre 2006



 

 

 

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Les comptes rendus des articles suite aux conférences de presse de la Fédération de pêche de l'Aveyron

 

« Agriculteurs citoyens »

Interrogé par « La Dépêche du Midi » après les déclarations de la fédération départementale de pêcheurs selon lesquelles « agriculture, urbanisation et industrie notamment, sont collectivement responsables de la pénurie d’eau en Aveyron », Jean Laurens, président de la chambre d’agriculture, estime, à l’inverse, « que les agriculteurs rouergats sont des gens responsables et citoyens, respectueux d’une ressource essentielle à leur activité. En ces temps difficiles pour tous, je ne veux pas polémique », ajoute Jean Laures, qui tient néanmoins à nuancer les propos des pêcheurs. « Une précision, d’abord, s’agissant de la consommation en eau d’un hectare cultivé. L’apport nécessaire n’est pas de 1.500 m3 par jour, comme cela a été indiqué par erreur, mais de 1.500 m3 pour toute la saison, qui court du 1er juin au 1er septembre.
Une indication, ensuite sur la réalité des surfaces irriguées dans le département. Elles ne représentent que 1 % de la surface agricole totale, contre 10 % dans le Lot ou le Lot-et-Garonne par exemple. On constate, ici et là il est vrai, des systèmes d’arrosage à l’œuvre en Rouergue. Dans un contexte de crise aiguë, les producteurs essaient de sauver la récolte », note le président de la chambre, en saluant leur réflexe citoyen. « Sur les 9 000 agriculteurs de l’Aveyron, 750 sont irrigants. Parmi eux, 400 s’approvisionnent à des lacs collinaires et ne touchent pas aux ressources collectives. Sur les 750 irrigants, 600 sont équipés de compteurs consultables à tout moment par les autorités. Les 150 qui restent pompent dans des lacs indépendants » ajoute Jean Laurens. Il souligne, enfin, que « depuis le 15 juin, les agriculteurs de l’Aveyron appliquent le principe des tours d’eau. Sur la Serre, par exemple, les sept irrigants qui se servent à la rivière ne prélèvent jamais simultanément. L’exemple aveyronnais devrait inspirer d’autres départements », a conclu Jean Laurens.

Source ‘’la dépeche’’


Pour une réflexion collective sur le problème de l’eau

Le président de la fédération de pêche Jean Couderc pour l’ensemble du conseil d’administration nous prie d’insérer :

Suite à l’article paru sur « La Dépêche du Midi » mercredi 23 juillet, intitulé « A la poursuite des gaspilleurs », et l’intervention de Jean Laurens, président de la chambre d’agriculture de l’Aveyron, à défaut de faire couler beaucoup d’eau, la sècheresse fait couler beaucoup d’encre, et les interrogations que cette catastrophe soulève, le mérite amplement.
Lundi, au cours d’une conférence de presse, nous avons souhaité non plus tirer la sonnette d’alarme, une fois de plus, mais générer une réflexion collective sur notre rapport et notre conscience vis à avis de la ressource en eau.
Nous avons été heureux de constater que notre recherche d’identification des causes est reçue un large soutien.
Toutefois, il semble qu’un malentendu existe entre nos déclarations et la Chambre d’Agriculture par son représentant, Monsieur Jean LAURENS.
Nous constatons comme lui qu’effectivement une erreur s’est glissée dans les chiffres en ce qui concerne le besoin en eau pour l’irrigation, soit 1 500 m3 par hectare et pour trois mois, et non par jour.
Ceci dit, nous souhaitons malgré tout rappeler que la multiplication des étangs collinaires n’est sans effet sur le débit des rivières.
L’eau aussi stockée dans un étang ne s’écoule plus en irrigant naturellement les prairies. Peut être faut-il déjà voir là, un des problèmes conduisant à la sécheresse des herbages. Si l’ensemble des plans d’eau collinaires était alimenté exclusivement par des eaux de ruissellement, le mal serait moindre. Or, ce n’est pas le cas. Si certains étangs répondent bien à cette définition, d’autres sont alimentés directement par un cours d’eau en tête de bassin. Or, la multiplication de ces plans d’eau alimentés par des cours d’eau en tête de bassin privent d’autant la rivière qui théoriquement devait recevoir ces eaux. Le captage d’une source afin d’alimenter un étang collinaire prive de ce fait la ressource collective en eau.
Quant à la comparaison de notre département, classé en zone de montagne (en partie classé en zone de répartition des eaux), avec (en matière d’irrigation) le Lot et le Lot et Garonne, il va sans dire qu’elle est quelque peu difficile à prendre en compte.
Ces deux derniers départements voisins n’ayant jamais été considérés comme des châteaux d’eau et ne sont pas situé en tête de bassin comme c’est le cas chez nous. De plus, ces deux départements de configuration de plaines bénéficient d’un apport d’eau bien plus important (versants pyrénéens).
Dans une problématique aussi complexe que celle que nous traversons, il va sans dire que nous ne sommes pas à la recherche de boucs émissaires mais de solutions conduisant à des pratiques s’intégrant dans ce que l’on nomme actuellement le développement durable.
Citoyens, les agriculteurs le sont bien évidemment.
Malheureusement pas, comme d’ailleurs dans toutes les couches de la société, dans leur totalité.
En dénonçant les abus, parfois faits sans volonté de nuire, et en cherchant des solutions citoyennes, nous pourrons préserver notre capital en eau.
Nous ne doutons pas de votre volonté d’aller dans ce sens dans le combat commun de préservation du capital eau, qui nous uni.

Source La Dépeche du 24/07/03

La ‘’CONF’’ accuse l’agriculture intensive

La sécheresse persistante depuis plusieurs mois commence à inquiéter plus d’un acteur économique du département. Et en premier lieu les agriculteurs :
‘’Nous avons des pertes de 30 à 70% selon les régions’’
constate Jean Marie Roux secrétaire départemental de la Confédération paysanne ‘’Dans certains endroits on n’a pas rentré un seul kilo de fourrage’’
Certes des aides devraient intervenir : ‘’ On parle beaucoup d’aide au transport. Nous souhaiterions que cela passe directement par les pouvoirs publics, la DDA, car notre principal souci est la transparence’’
La Confédération réclame également un plafonnement de ces aides afin qu’elles profitent en priorité aux petits troupeaux. Elle demande également l’étalement des cotisations MSA, la mise en place de prix plafonds.
‘’La paille est en train de battre des records. Il faut un frein à la spéculation. Certains prix, c’est du vol !’’

La Confédération se sent également totalement en phase avec la fédération départementale de la pêche dénonçant ‘’l’intensification de la production d’herbe et de maïs ,effet pervers de la PAC’’.
Elle s’interroge également sur le développement des lacs collinaires ‘’l’eau que l’on stocke, on l’empêche d’aller dans les nappes phréatiques, dans les ruisseaux. C’est une privatisation de facto’’
Pour le syndicat agricole on fait des investissement ‘’à grand coup d’argent public pour des cultures intensives. Une minorité de gens monopolisent une grande partie des ressources en eau’’
Et de plaider eux aussi pour un véritable débat sur le sujet.

Source Midi libre (23/07/03)



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Eau / Agriculture, urbanisation et industrie

Les pêcheurs accusent


« Où est passée l’eau ? C’est la même question qui nous est posée tous les jours, commente Jean Couderc, le président de la fédération de pêche. L’Aveyron est considéré comme un château d’eau et fait partie des ‘départements verts’ de France. Il est plutôt jaune actuellement. » Depuis 1992, la loi confie aux pêcheurs la protection des milieux aquatiques et la fédération du département prend ce rôle très au sérieux en tirant la sonnette d’alarme.
« Certains départements ont interdit la pêche pour remédier au problème. Cela n’empêchera pas que les poissons meurent. De plus, les pêcheurs sont des indicateurs précieux. Disséminés sur le département, ils sont une mine de renseignements sur l’évolution des cours d’eau et leur peuplement. Ce que nous voulons, c’est aller plus loin car, à terme, le problème ne se posera pas uniquement pour les poissons mais aussi pour nous. » Les causes sont nombreuses. Les plus importantes, aux yeux des pêcheurs, sont « l’urbanisation à outrance, l’agriculture intensive et le captage d’eau potable toujours plus en amont », explique Jean Couderc qui résume ainsi le processus d’assèchement : « les zones qui étaient autrefois humides et inondables sont asséchées, jugées constructibles et goudronnées. L’eau n’alimente plus les cours d’eau et, en hiver, ce phénomène de ruissellement entraîne des crues, aidé en cela par l’uniformisation des berges. Le captage d’eau potable en tête de bassin de rétention et l’arrosage que nécessite une agriculture intensive fait le reste. » « Il faut prendre conscience d’une chose : la modification de l’occupation des sols entraîne inévitablement une modification de l’hydrologie, explique Jean-Claude Vidal, membre du conseil d’administration de la fédération, les zones tampons qui permettaient de filtrer l’eau en trop par capilarité et de retenir la ressource l’été en cas de sécheresse n’existe plus ou pas assez. »

« Les prélèvements d’eau les plus importants sont dus à l’agriculture », note Martine Guilmet, chargée d’étude à la fédération. « En moyenne, un hectare cultivé nécessite 1 500 m3 d’eau par jour. Toujours sur la moyenne nationale, une personne consomme environ 150 litres par jour. Mais ce ne sont pas ces chiffres qui doivent être retenus, c’est le fait que l’eau est captée dans les têtes de bassin. Or, si l’on ne prend pas soin de ces têtes de bassin, on ne pourra plus rattraper le désastre. »
Jean-Claude Vidal s’étonne : « Beaucoup de gens semblent découvrir la situation aujourd’hui, à cause de la sécheresse. Nous la connaissons depuis une dizaine d’années. C’est toutes les pratiques qui doivent être repensées. Une rivière peut supporter beaucoup de prélèvements en eau. Mais il faut penser aux conséquences, calculer les ressources que peut fournir cette rivière et appliquer sur ces résultats les prélèvements nécessaires tout en conservant un débit suffisant. Les ressources d’eau ne sont pas inépuisables. Si on réagit maintenant, c’est qu’il reste encore des choses à sauver, on peut encore faire quelque chose. Mais la situation est identique à celle d’un carrefour dangereux. Tant qu’il n’y a pas d’accident dramatique, personne ne demande à ce qu’il soit sécurisé. »
Le président de la fédération estime toutefois que si la sécheresse est dramatique, elle permet de se poser les bonnes questions. Selon lui, les ressources d’eau disparaissent sans que personne ne s’en soucie. « Nous interpellons tous les décideurs. Et nous comptons sur la mobilisation de tous les usagers pour les convaincre à agir.
« Les élus parlent beaucoup de politique de l’eau, ajoute Jean Couderc, mais on ne fait jamais rien. Or, nous n’avons pas le temps d’attendre que les mentalités évoluent sur une ou deux générations. C’est aujourd’hui que le pouvoir, au sens noble du terme, doit entrer en action et prendre le problème en main. »

Igor DAVIN : La Dépêche du Midi 22/07/2003


Sécheresse : la « Fédé » de pêche accuse Centre Presse Mardi 22 juillet 2003
Chargée de la protection du milieu, elle interpelle les décideurs et stigmatise certains prélèvements.

Pour le Président de Fédération départementale de pêche, Jean Couderc, et son équipe technique, la sécheresse ne suffit pas à expliquer l’état des cours d’eau de l’Aveyron. « Dix ans que notre ressource fout le camp », tempête-t-il stigmatisant certains comportements comme les prélèvements à vocation agricole mais aussi et surtout une « incohérence politique ». La fédération dénonce l’assèchement des tourbières dans le Nord-Aveyron, une urbanisation irréfléchie, l’alimentation en eau de Rodez ou les créations de porcheries industrielles… Des problèmes d’eau qui ne sont pas sans poser des difficultés croissantes dans nombre de communes. Certaines organisent d’ores et déjà des approvisionnements par camions citernes.


Depuis la Maison de la pêche en bordure de la rivière Aveyron, les responsables de la fédération départementale décochent quelques flèchent en direction des décideurs politiques. Pour le président de la fédération, Jean Couderc, et son staff technique, la sécheresse ne peut pas à elle seule expliquer l’état actuel des rivières et cours d’eau aveyronnais, à leur niveau d’étiage avec plusieurs semaines d’avance et à des températures trop élevées pour que le poisson, notamment la truite, puisse s’y épanouir…
« Nous sommes souvent interpellés par les pêcheurs pour qu’on déplace le poisson, voire pour qu’on ferme la pêche, note M. Couderc. Ce ne seraient pas des solutions satisfaisantes. » Responsable du Conseil Supérieur de la Pêche en Aveyron et donc chargé de la police de l’eau, Jean-Luc Laures confirme : « La capacité d’accueil des rivières, la plupart en première catégorie, est très limitée. Les résultats des déplacements, si l’on tient compte du stress que cela va occasionner, des risques de prédation et des coûts inhérents à de telles opérations, seront peu probants. Quant à la fermeture de la pêche, je ne suis pas convaincu de son efficacité. Les pêcheurs sont de véritables sentinelles qui relaient le CSP dans sa mission de police de l’eau, en particulier en ce moment où les actes de braconnage sont nombreux. »

« Incohérence politique… »
Contrairement à son homologue de Lozère, la Fédération aveyronnaise se refuse donc à tout déplacement de poissons et stigmatise des pratiques peu respectueuses des rivières et des ressources en eau depuis au moins dix ans : captage pour l’eau potable, irrigation, drainage…
« Dix ans qu’on est tous les étés sur le fil du rasoir ! Dix ans que notre ressource fout le camp » tempête Jean Couderc, qui ne veut pas circonscrire le problème de pénurie aux seuls prélèvements à vocation agricole, préférant dénoncer une « incohérence politique » : « si les agriculteurs sont subventionnés pour drainer, ils drainent. S’ils le sont pour protéger le milieu humide, ils conservent le milieu humide »
En vrac, la fédé de pêche montre du doigt l’assèchement des tourbières dans le Nord-Aveyron, une urbanisation irréfléchie au regard de l’infiltration de l’eau, l’alimentation anarchique de Rodez (NDLR, à partir des sources du Vioulou sur le Lévezou) asséchant le cours d’eau avant même qu’il ne se forme, les productions intensives de maïs ou la création de porcheries industrielles en tête de bassin versant…
« Avant de réfléchir à un tarif unique de l’eau en Aveyron, il faut d’abord s’intéresser aux ressources et aux moyens de les préserver », estime un membre du bureau de la fédé après une question sur le projet du conseil général…
Chargée de l’élaboration du schéma à vocation piscicole, qui pourrait être bouclé début 2004, la Fédération départementale de pêche s’apprêterait à faire des propositions concrètes pour lutter contre la dilapidation des ressources aquatiques. Aux politiques de s’en saisir…

Hugues Cayrade : Centre Presse 22/07/2003


Sécheresse : la « Fédé » de pêche accuse Centre Presse Mardi 22 juillet 2003
Chargée de la protection du milieu, elle interpelle les décideurs et stigmatise certains prélèvements.

Pour le Président de Fédération départementale de pêche, Jean Couderc, et son équipe technique, la sécheresse ne suffit pas à expliquer l’état des cours d’eau de l’Aveyron. « Dix ans que notre ressource fout le camp », tempête-t-il stigmatisant certains comportements comme les prélèvements à vocation agricole mais aussi et surtout une « incohérence politique ». La fédération dénonce l’assèchement des tourbières dans le Nord-Aveyron, une urbanisation irréfléchie, l’alimentation en eau de Rodez ou les créations de porcheries industrielles… Des problèmes d’eau qui ne sont pas sans poser des difficultés croissantes dans nombre de communes. Certaines organisent d’ores et déjà des approvisionnements par camions citernes.


Depuis la Maison de la pêche en bordure de la rivière Aveyron, les responsables de la fédération départementale décochent quelques flèchent en direction des décideurs politiques. Pour le président de la fédération, Jean Couderc, et son staff technique, la sécheresse ne peut pas à elle seule expliquer l’état actuel des rivières et cours d’eau aveyronnais, à leur niveau d’étiage avec plusieurs semaines d’avance et à des températures trop élevées pour que le poisson, notamment la truite, puisse s’y épanouir…
« Nous sommes souvent interpellés par les pêcheurs pour qu’on déplace le poisson, voire pour qu’on ferme la pêche, note M. Couderc. Ce ne seraient pas des solutions satisfaisantes. » Responsable du Conseil Supérieur de la Pêche en Aveyron et donc chargé de la police de l’eau, Jean-Luc Laures confirme : « La capacité d’accueil des rivières, la plupart en première catégorie, est très limitée. Les résultats des déplacements, si l’on tient compte du stress que cela va occasionner, des risques de prédation et des coûts inhérents à de telles opérations, seront peu probants. Quant à la fermeture de la pêche, je ne suis pas convaincu de son efficacité. Les pêcheurs sont de véritables sentinelles qui relaient le CSP dans sa mission de police de l’eau, en particulier en ce moment où les actes de braconnage sont nombreux. »

« Incohérence politique… »
Contrairement à son homologue de Lozère, la Fédération aveyronnaise se refuse donc à tout déplacement de poissons et stigmatise des pratiques peu respectueuses des rivières et des ressources en eau depuis au moins dix ans : captage pour l’eau potable, irrigation, drainage…
« Dix ans qu’on est tous les étés sur le fil du rasoir ! Dix ans que notre ressource fout le camp » tempête Jean Couderc, qui ne veut pas circonscrire le problème de pénurie aux seuls prélèvements à vocation agricole, préférant dénoncer une « incohérence politique » : « si les agriculteurs sont subventionnés pour drainer, ils drainent. S’ils le sont pour protéger le milieu humide, ils conservent le milieu humide »
En vrac, la fédé de pêche montre du doigt l’assèchement des tourbières dans le Nord-Aveyron, une urbanisation irréfléchie au regard de l’infiltration de l’eau, l’alimentation anarchique de Rodez (NDLR, à partir des sources du Vioulou sur le Lévezou) asséchant le cours d’eau avant même qu’il ne se forme, les productions intensives de maïs ou la création de porcheries industrielles en tête de bassin versant…
« Avant de réfléchir à un tarif unique de l’eau en Aveyron, il faut d’abord s’intéresser aux ressources et aux moyens de les préserver », estime un membre du bureau de la fédé après une question sur le projet du conseil général…
Chargée de l’élaboration du schéma à vocation piscicole, qui pourrait être bouclé début 2004, la Fédération départementale de pêche s’apprêterait à faire des propositions concrètes pour lutter contre la dilapidation des ressources aquatiques. Aux politiques de s’en saisir…

Hugues Cayrade : Midi Libre 22/07/2003


 

 

Dans la presse :

Le verdict vient de tomber. (France Info)

" L'Aveyron manque d'eau, situation catastrophique jamais atteinte depuis 30 ans ". Qui va jouer les étonnés ? Depuis combien de temps, d'années, les pêcheurs tirent-ils la sonnette d'alarme ?
Pompages excessifs, arrosage inutiles, assèchement des zones humides sont règulièrements évoquées.
A bon entendeur salut, mais surtout pas d'étonnement où alors c'est de la pure inconscience !

(J.C VIDAL).


Parution dans le journal: LA DEPECHE le 03/04/2001.

Il aura fallu attendre que les dix-huit stations de mesures livrent le fruit de leur travail effectué entre 1998 et 1999. Mais désormais, l'agence de l'eau Adour-Garonne peut publier le résultat des analyses prélevées sur les eaux superficielles du département, autrement dit les treize rivières principales qui le traversent.

SITUATION CATASTROPHIQUE POUR L'AVEYRON.

Ainsi, la rivière Lot présente des altérations de bonne qualité vis-à-vis de l'ensemble des paramètres (à l'exception des matières azotées et bactériologiques) à son entrée dans le département jusqu'à sa confluence avec la Truyère. La situation se dégrade ensuite nettement, avec un fort enrichissement en phosphore, jusqu'au-delà de Livinhac. Fort heureusement, les eaux retrouvent une bonne qualité, si l'on ne prend pas en compte la pollution métallique apportée par le Riou-Mort, jusqu'à leur sortie du département. Ce qui n'empêche pas son classement, sur une grande partie, en zone vulnérable au titre de la directive concernant la pollution par les nitrates d'origine agricole.

Pour le cours d'eau Aveyron, la situation est nettement plus catastrophique. A cause des apports de pollution issus des agglomérations qu'elle traverse (Séverac, Laissac, Rodez et Villefranche), la rivière est classée en zone sensible au titre de la directive concernant la collecte et le traitement des eaux résiduaires urbaines. Ainsi, sur son cours amont, l'Aveyron recoit les apports en provenance des élevages. Les eaux sont donc passables vis-à-vis du phosphore jusqu'à Rodez.

Et si la situation est enrayée grâce aux efforts consentis par le grand Rodez, elle ne s'améliore pas jusqu'à Villefranche. D'autant que s'ajoutent les pollutions nitrates et aux matières azotées, sans oublier les matières organiques et oxydables au-delà de cette agglomération.

Autre rivière à problèmes : le Viaur. Sur son cours amont, il est victime des apports des barrages de Pont de Salars et Pareloup. En aval de la première commune, les composés azotés, les matières organiques et oxydables, les nitrates et les matières phosphorées lui confèrent une eau de mauvaise qualité. Et l'on parle d'un plan saumons sur cette rivière ! ( hic...)

Et le bassin aval est classé en zone vulnérable. Enfin, seul le Tarn semble donner pleine satisfaction aux analyses. De très bonne qualité à son entrée dans le département, il enregistre une légère dégradation avec l'apport de matières azotées et phosphorées, avant de s'améliorer nettement en aval de Millau. Seul point noir, les matières azotées qui confèrent une qualité passable à cette rivière.

Le bilan de ces analyses n'est donc pas totalement satisfaisant, l'agence estime même : " les cours d'eau du département de l'Aveyron sont marqués par une pollution d'origine diffuse due à une activité agricole développée, notamment l'élevage ".

De plus, ils subissent l'impact des populations saisonnières liées à la forte fréquentation touristique.

Ces analyses ont été effectuées sur les rivières suivantes: Lot, Riou-Mort, Dourdou, Truyère, Viaur, Aveyron, Auterne, Briane, Rance, Tarn, Sorgue, Soulzon et Dourbie

Les analyses d'Adour-Garonne Les diverses pollutions enregistrées par les analyses de l'agence de l'eau Adour-Garonne ont divers effets que nous détaillons ci-après. Les matières organiques et oxydables consomment l'oxygène de l'eau. Quant aux matières azotées (hors nitrates), elles contribuent à la prolifération d'algues et peuvent être toxiques. Les nitrates, pour leur part, gênent la production d'eau potable. Enfin, les matières phosphorées provoquent les proliférations d'algues.

Webmaster : Cela semble confirmer, l'article de l'AAPPMA de Druelle ayant constatée, une baisse du poisson même le blanc, sur le secteur d'Ampiac. CARTON ROUGE POUR LA QUALITE DE L'EAU DANS L'AVEYRON.

 


Webmaster : Voila des éléments qui redonnent du baume au coeur !. Enfin de bonnes nouvelles encore, encore ..... Précisons que quelques riverains, s'opposent à la plantation d'arbres le long des berges, donc problème thermique envisageable sur cette rivière.


Aménagement des rivières:

Extrait de GRAND "A" nr°28 janvier 98. Revue du Conseil Général de l'Aveyron (Rodez).

Le département (Conseil Général) s'implique dans l'aménagement des rivières ainsi que les sociétés de pêche.

Depuis 1980, il apporte son soutient aux travaux sur les cours d'eau. C'est un partenaire des syndicats intercommunaux d'aménagement hydraulique et autres structures intercommunales comme les districts.

Les travaux consistent principalement à restaurer les rivières : Nettoyage de la végétation, protection ou reconstitution des berges, confortement des chaussées, traitement des amas de sable et de graviers déposés par les crues, prévention des inondations, construction de passes à poissons sur l'Aveyron et le Viaur.

Une action de sensibilisation des riverains et des différents acteurs du monde rural, à la nécessité de l'entretien systématique des cours d'eau, a été lancée dans le cadre de plans pluriannuels de restauration et d'entretien. (à suivre.....).

En outre pour chaque rivière (Aveyron, Viaur, Tarn, Lot) le département en collaboration avec l'agence de l'eau, la Fédération de pêche et les services de l'Etat D.D.A.F., conduit des études approfondies visant à décrire les rivières sous leurs différents aspects, le plus précisément possible et à connaître l'incidence de l'environnement sur le milieu piscicole. l'ensemble des données recueillies a donné naissance au schéma départemental à vocation piscicole et halieutique. Ce document , moyen d'évaluation et d'aide à la décision, sert en particulier lors d'études d'impact.

 

 

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