Site officiel de la Fédération de Pêche de L'Aveyron

Vous êtes : Documents techniques -Organisation de la pêche en France

et recevez le chez vous, en recommandé
Niveau des eaux en Aveyron, avec graphiques.
Pêche en Aveyron

Fédération de Pêche de l'Aveyron
Réglementation
Journal Fédéral Piscator
Réserves de pêche
AAPPMA Aveyron
Animations pêche
L'information locale
Poissons en Aveyron
Gestion des Ombres
Ruisseaux en danger
La carpe en Aveyron
Le carnassier en Aveyron
Elections pourquoi ?
Organisation de la pêche en France

Parcours de pêche (Map)

52 Rivières - 22 Lacs
Carte Aveyron (Map)
Principaux lacs 21
Lac des Picades
Nord Aveyron 8
Nord Lot 12
Centre Aveyron 6
Centre Viaur 10
Sud Tarn 12
Au Sud Tarn 3
NO-KILL 10

Une partie de pêche avec :

Alexis Portal - Black Bass
Florian Molinié - Carpe
Jean Claude Bauguil - Le carnassier à Sarrans

Documents techniques

Impact chaussées et barrages
Expériences sur ruisseau
Protéger les frayères
Truites natives ou hybrides ?

La vidéo du mois

Septembre 2006



 

 

 

 

Fédération de Pêche de l'Aveyron - Réglementation - Journal Fédéral Piscator - Réserve de pêche - AAPPMA de l'Aveyron - Animations de pêche - Informations locales - Poissons de l'Aveyron - Gestion des ombres - Ruisseaux en danger - La carpe en Aveyron - Le Carnassier en Aveyron - Les éléctions utilités ? - Organisation de la pêche en France

 

 


L’ORGANISATION de la PECHE en FRANCE

INTRODUCTION

Pourquoi un article sur l’organisation de la pêche en France ? En fait, j’ai constaté, en discutant avec des amis pêcheurs ou en compulsant les forums d’Internet que les débats, très nombreux, sur la pêche portent quasi exclusivement sur la réglementation et en particulier sur quelques points de détail tel que la maille ou les quotas de prises journalières. Loin d’être intéressants, je pense que ces débats sont de faux-débats, des prétextes pour ne pas aborder ce qui me semble être l’essentiel et répondre à la question la plus importante c’est-à-dire : est ce que les structures qui gèrent la pêche de loisir en France sont adaptées à une gestion moderne, respectueuse en premier lieu de la nature ?

Vous constaterez que j’adopte d’emblée un ton politiquement incorrect, non pas pour faire de la politique politicienne mais simplement pour traiter le sujet sans langue de bois ni faux-semblants.

Je constate d’abord que la pêche est généralement bien gérée en France, grâce à l’intervention et au dévouement d’un très grand nombre de professionnels et de bénévoles réunis dans des associations à l’échelon local. Pourtant, les contradictions sont abondantes entre ce niveau de gestion et le niveau national. Les intérêts sont très souvent antinomiques, et la base de l’échelle organisationnelle est à la merci des décisions du sommet.

Je ne possède pas les solutions miracles qui permettraient de résoudre l’ensemble des problèmes, c’est pourquoi je me contenterai d’exposer les grandes lois qui régissent l’organigramme de la pêche. Alors que l’année 2004 sera marquée par une loi importante sur l’eau et que cette dernière va certainement profondément modifier l’organisation française de la pêche, je crois, en tout cas j’espère que l’article qui suit est un moyen pour comprendre et juger.

L’ORGANISATION DE LA PECHE EN FRANCE

Petit rappel de l’histoire de la réglementation.

Avant de s’attacher au développement proprement dit de ce titre, il convient de rappeler que les lois sur la pêche sont anciennes et nombreuses.

Dans le droit romain les fleuves sont libres d’usage et chacun peut y pêcher à sa guise. En France, c’est assez tard, pendant les Temps modernes et avec la mise en place d’un pouvoir central, qu’une réglementation est peu à peu élaborée. « Le roi, à qui appartient la propriété navigable de son royaume, n’en a pas permis la pêche aux particuliers. Le droit de pêche est un droit domanial qui n’appartient qu’au roi […]. A l’égard des rivières non navigable, elles appartiennent aux différents propriétaires qui sont fondés, en titre ou en possession, pour s’en dire propriétaires […]. Il n’est permis de pêcher dans lesdites rivières sans le consentement de ceux à qui elles appartiennent. »

Avec la Révolution, le droit de pêche qui est considéré, assez justement d’ailleurs, comme un droit féodal, est rendu à tout le monde sur les rivières navigables. Mais très vite, le 14 floréal an X, ce droit est retiré aux citoyens, et il est édicté que « nul ne pourrait pêcher dans les rivières navigables s’il n’est muni d’une licence ou s’il n’était adjudicataire de la ferme de la pêche ». en ce qui concerne les rivières non navigables, le droit de pêche est confié par « l’avis du Conseil d’Etat du 27 pluviôse an XIII, non aux communes, mais aux propriétaires riverains en compensation des inconvénients attachés au voisinage des ces rivières. » (*2)

Depuis lors, toute une série de textes, sont venus constituer la réglementation sur la pêche. Parmi eux, il faut principalement retenir la loi 25 janvier 1868, celle de 1941 modifiée plusieurs fois notamment en 1957, et enfin la loi pêche de 1984 votée à l’unanimité à l’Assemblée Nationale, fait assez rare pour être souligné.

Aujourd’hui la législation est le résultat incontestable de ce passé, on peut notamment penser à la licence de pêche de l’an X, un permis de pêche avant l’heure, mais aussi à la création du Comité national des Pêches créé en 1941 et qui deviendra le Conseil supérieur de la pêche. Mais le système organisationnel de la pêche en France en découle directement aussi, et c’est pourquoi nous pouvons nous interroger sur ce qu’il est, et s’il répond au mieux au préoccupation du moment. Avant cela voyons comment il est construit.


L’organigramme de la pêche.

Au sommet de la pyramide on trouve le ministère de l’environnement, qui s’occupe de la pêche fluviale en remplacement du ministère de l’agriculture. C’est pourquoi d’abord reporté du code rural au code de l’environnement, la loi sur la pêche fait désormais partie intégrante de ce dernier sous le titre : « Pêche en eau douce et gestion des ressources piscicoles » (livre IV, titre III, articles L430-1 à L437-23). Toutefois, il est à noter que la partie réglementaire à conservée l’ancienne numérotation (articles R231-1 à R238-6).

Mais le ministère a confié à un établissement public, sous sa propre tutelle, les missions concernant la pêche en eau douce. Il s’agit du Conseil supérieur de la pêche : « le CSP est un établissement public national à caractère administratif placé sous la tutelle du ministre chargé de la pêche en eau douce. » (*3)


Le Conseil supérieur de la pêche (*4).

Le CSP est l’organisme central de gestion de la pêche en eau douce en France au niveau national : « Il utilise les fonds dont il dispose pour la mise en valeur et la surveillance du domaine piscicole national. » (*5)

(1) Ordonnance des eaux et forêts du mois d’août 1669.
(2) Emile Martin, Code nouveau de la pêche fluviale, Paris, 1869.
(3) Article R234-1 du code de l’environnement.
(4) www.csp.environnement.gouv.fr

Ses missions, sont définies par la loi, et explicitées par la réglementation, sont « le maintien, l’amélioration et la mise en valeur du domaine piscicole […]. Il est également chargé de la promotion et du développement de la pêche. » (*6) En fait, la principale activité du CSP est de faire la police de l’eau et de la pêche, il a contrôlé 134000 pêcheurs en 2002 et dressé 1515 procès verbaux pour « perturbations illégales du milieu » (*7) D’autre part, il assure une fonction importante : constituer une base de données scientifiques et fiables sur le milieu aquatique. Il étudie, par exemple, l’état des populations de poissons, développe la Banque de Données Milieux Aquatiques et Poissons (BDMAP) ou bien encore participe à l’élaboration de l’indice poisson.

Du point de vue administratif, le CSP emploie 755 fonctionnaires dont 648 agents techniques et techniciens de l’environnement. Son directeur est nommé par décret sur proposition du Ministre de l’environnement. (*8)

Le CSP est administré par un conseil d’administration de 30 membres dont 9 représentants de différents ministères (budget, justice, tourisme …), 12 représentants des pêcheurs, 2 personnalités reconnues pour leurs compétences dans le domaine de la gestion des milieux aquatiques, 2 représentants des associations de protection de la nature, 2 représentants du personnel du CSP, 1 représentant des collectivités territoriales, 1 représentant des propriétaires de piscicultures et 1 représentant de la salmoniculture. (*9) En fait, sur 30 membres, seulement 13 représentent les pêcheurs et 17 sont directement désignés, généralement pour 5 ou 6 ans, par le ministre chargé de la pêche en eau douce.

Le président du conseil d’administration du CSP est nommé par décret par le même ministre. Le CA désigne parmi ses membres deux vices-présidents dont un est forcement choisi parmi les représentants des pêcheurs.

Le financement du Conseil supérieur de la pêche est assuré pour une grande part par le versement de la taxe piscicole (66 % des recettes) mais aussi par les subventions directes de l’Etat (27 %). En 2002, le budget du CSP a atteint 51 865 989 €, dont un peu plus de 34 millions directement payés par les pêcheurs. Il faut noté que jusqu’en 1998, le financement du CSP était à la charge quasi exclusif des pêcheurs (98%), mais devant la baisse du nombre de ces derniers, les pouvoirs publics doivent depuis lors de plus en plus contribuer à ses ressources (8.67 Millions d’Euros en 1999, 20 en 2003).


Les fédérations départementales des associations agréées pêche et de pisciculture.

Il s’agit là de l’échelon intermédiaire entre la masse des pêcheurs regroupés au sein des associations agréées de pêche et de pisciculture (voir section suivantes) et le CSP. Ce sont les articles L434-3 à L434-5 et R234-22 à R234-34 du code de l’environnement qui définissent et régissent les activités des fédérations, sous le titre « organisation de la pêche loisir ».

(5) Article L434-1 du code de l’environnement.
(6) Article R234-2 du code de l’environnement.
(7) Source du CSP.
(8) Article R234-12 du code de l’environnement.
(9) Article R234-6 du code de l’environnement.

En fait, elles résultent de l’obligations qu’ont toutes les AAPP de se rassembler : « Dans chaque département, les AAPP et l’association agréée des pêcheurs amateurs aux engins et aux filets sur les eaux du domaine public sont oligatoirement regroupées en une fédération départementale des associations de pêche et de pisciculture. » (*10)

Les fédérations ne sont pas des établissement public tel que le CSP, leurs employés ne sont donc pas des fonctionnaires, mais elles sont reconnues « d’utilité publique », c’est-à-dire que les missions que la loi leur confèrent sont d’intérêt général.

Quelles sont ses missions ? « Elles sont chargées de mettre en valeur le domaine piscicole départemental », et pour cela elles « participent à l’organisation de la surveillance de la pêche, à la protection du patrimoine piscicole et des milieux aquatiques. Elles coordonnent les actions des AAPP. Elles exploitent […] les droits de pêche qu’elles détiennent. Elles mènent des actions d’informations et d’éducation en matière de protection des milieux aquatiques ».(*11) Les fédérations ont donc un champ d’application très large sur un domaine piscicole considérable par sa taille et sa diversité, allant de la police de la pêche (aidé pour cela par les agents du CSP), à l’éducation c’est pourquoi bon nombre d’entre elles ont une école de pêche. Ces missions prennent une forme tout à fait concrète dans la mise en place « du schéma départemental de vocation piscicole (SDVP) e, conformité avec les orientations de bassin définies par le ministre chargé de la pêche en eau douce ». (*12-13)

C’est un conseil d’administration composé de 16 membres, élu par les représentants des AAPPMA, qui gère chaque fédération. On y trouve obligatoirement le président de l’associations agréée des pêcheurs amateurs aux engins et aux filets du département ou son représentant si toutefois celle-ci existe, et 15 représentants des AAPP élus par ces dernières. Il est renouvelable tous les cinq ans en même temps que les baux de pêche consentis par l’Etat sur le domaine public. Ce sont donc bien des pêcheurs qui dirigent la pêche au niveau départemental. Le conseil d’administration de la fédération élit son bureau composé statutairement d’un président, d’un vice président, d’un trésorier et d’un secrétaire. L’élection du président ainsi que celle du trésorier sont soumises à l’agrément du préfet. « Le rôle [du président] est important puisque son agrément le désigne expressément et personnellement responsable devant le préfet des missions d’intérêt général confiées à la fédération. » (*14) C’est ainsi qu’il exécute les décisions du CA, et qu’il représente la fédération auprès des administrations ainsi que dans de nombreuses structures ou commissions auquelle elle doit participer : club halieutique ou entente halieutique, Union national pour la pêche en France, commission de bassin, comité départemental du tourisme …

Les ressources financières des fédérations départementales des associations de pêche et de pisciculture sont essentiellement assurées part la par fédérale de la carte de pêche. C’est le CA de la fédération qui détermine chaque année le montant de la cotisation fédérale que devra lui verser chaque pêcheur prenant sa carte dans le département. Donc le revenu des fédérations dépendent du nombre de pêcheur du département et non pas, du nombre total de kilomètres des rivières ou de l’étendu des plans d’eau. D’autre part, le Club halieutique aide, dans certaines circonstances (sécheresse…) certaines fédérations adhérentes.

(10) Article L434-3 du code de l’environnement.
(11) Article L434-4 du code de l’environnement.
(12) Article L433-2 du code de l’environnement
(13) voir pour plus de précision la rubrique Fédération du site : pecheaveyron.com/federation_aveyron/federation_pdpg.php
(14) Jacques GUILBAUD, La pêche et le droit, Editions Litec, Paris, 1992.


Les associations agréées de pêche et de pisciculture.

Les AAPP sont les héritières des sociétés de pêche qui ont vu le jour à la fin du XIXème siècle, exactement en 1882. Mais c’est véritablement avec la loi pêche du 12 juillet 1941 qu’elles sont reconnues et intégrées comme un rouage essentiel de l’organisation de la pêche en eau douce en France. « Les propriétaires titulaires du droit de pêche seront constitués en associations syndicales. […] L’association aura pour objet de procurer dans l’étendue de son secteur la surveillance de la pêche ainsi que la mise en valeur piscicole et la protection du poisson […] Si, pour une partie importante de son secteur, le droit de pêche est exercé soit par ses membres individuellement, soit par elle-même, après mise en commun, elle pourra demander à être agréée comme association de pêche et de pisciculture. » (*15)

Les AAPP sont le niveau de base de l’organisation de la pêche en France, mais elles constituent la clé de voûte de tout le système. Au nombre de 4162, elles forment un maillage serré sur tout le territoire. Elles sont en prise directe avec les cours d’eau (souvent elles en portent le nom), ce sont elles qui répondent en premier à l’exigence de gestion et de protection du milieu aquatique.

Ce sont des associations du type loi 1901, agréées par la préfecture du département dont elles dépendent car elles sont reconnues d’utilité publique. « L’agrément de ces associations est délivré par le préfet.[…] L’agrément est accordé en fonction des droits de pêche détenus par l’association, du nombre de ses adhérents et de son aptitude à exercer les missions dévolu aux associations agréées par le premier alinéa de l’article L434-3. » (*16)

Les AAPP ont, de par la loi, une quadruple mission. « Les associations agréées de pêche et de pisciculture contribuent à la surveillance de la pêche, exploitent les droits de pêche qu’elles détiennent, participent à la protection du patrimoine piscicole et des milieux aquatiques et effectuent des opérations de gestion piscicole. » (*17) On peut très aisément se rendre compte de l’étendue de la tache. Les associations peuvent ainsi édicter un règlement intérieur valable sur les cours d’eau pour lesquels elles possèdent les droits de pêche, mais celui-ci ne peut pas assouplir la réglementation générale. Elle trouve aussi, au sein de la fédération départementale, une assistance technique et juridique très utile.

Elles sont constituées des pêcheurs qui y adhèrent. En effet, pour pouvoir pêcher, « les pêcheurs amateurs doivent adhérer à une association de pêche et de pisciculture. » (*18) De ce fait, tous les pêcheurs sont membres actifs d’une association, ce qui leur confère le droit de voter lors de l’assemblée générale, pour l’élection du bureau de cette dernière. L’élection a lieu tous les cinq ans, le bureau se compose au minimum de 4 personnes (le président, un vice-président, un trésorier et un secrétaire), mais en cours de mandat, il peut être partiellement renouvelé et/ou complété. Comme pour toutes associations de ce genre, le président est le responsable, il rend d’ailleurs un rapport de ses actions devant l’assemblée générale annuelle.

(15) Article 2 de la loi du 12 juillet 1941 portant modification de la loi du 15 avril 1829 relative à la pêche fluviale. Extrait du Journal officiel de l’Etat français du 19 juillet 1941.
(16) Article R234-23 du code de l’environnement.
(17) Article L434-3 du code de l’environnement.
(18) Article R234-22 du code de l’environnement
.

Pour accomplir ses charges, l’association perçoit le montant de la cotisation que lui verse tous les pêcheurs qui y adhérent. La valeur de l’adhésion statutaire est répartie entre l’association et la fédération de pêche du département où est sise cette dernière et à laquelle elle est obligé de s’affilier. (*19)

Enfin pour conclure cette partie consacrée au AAPP, il convient d’éclaircir le titre des associations de pêche. En effet, de par la loi et ce depuis 1941, elles sont reconnues comme des associations de pêche et de pisciculture. Mais le législateur, dans un soucis de précision, a arrêté que les AAPP pouvaient, si elle le désiraient modifier leurs statut et ainsi prendre le titre d’association agréés pour la pêche et la protection du milieu aquatique. (*20) En prenant ce titre, les AAPP, veulent insister non plus seulement sur leurs missions historiques mais surtout sur le fait qu’elle sont de plus en plus soucieuse de la qualité environnementale de leur réseau hydrographique, de l’importance qu’elles accordent à l’écologie dans leur gestion.


Les commissions.

CSP, Fédérations départementales, AAPP, sont les différents niveaux de l’organisation de la pêche en eau douce. Néanmoins, nombreuses sont les commissions dotées d’attributions qui concernent la pêche, et c’est pourquoi il est fréquent que des représentants de pêcheurs y siègent. Mais elles n’ont qu’un rôle consultatif, leur action visant à aider l’administration dans ses décisions : « les commissions proposent, l’autorité administrative dispose ». Enfin, il en existe un trop grand nombre pour toutes citer, et donc a fortiori pour toutes les analyser, d’autant que de nouvelles sont perpétuellement créées, c’est pourquoi je me contenterai de mentionner seulement quelques unes d’entre-elles : commission d’estuaires qui existe depuis 1971, commission consultative pour les grands lacs intérieurs et les lacs de montagne, commission technique départementale de la pêche, mais aussi et surtout la commissions de bassins sur laquelle il convient de s’arrêter.

Les commissions de bassins.

Elles ont été instituées pas la loi sur la pêche du 29 juin 1984. Au départ, leur création à franchement inquiété les pêcheurs qui y voyaient une institution chargée de la gestion de la pêche et ainsi empiétant sur leurs prérogatives. En réalité, ces commissions sont uniquement consultatives.

Elles ont pour but de regrouper le maximum de partenaires qui sont de près ou de loin concernés par la politique de la pêche en eau douce et ceci au niveau des bassins versants. « Il est créé dans chaque bassin hydrographique une commission comprenant, notamment, des responsable de la pêche, des personnes qualifiées, des représentants des riverains, des collectivités locales, des administrations concernées et des associations de protection de la nature, qui sera chargée de proposer les orientations de protection et de gestion des milieux aquatiques du bassin et de donner son avis sur toutes les questions y afférentes ». Dans la partie réglementaire du code de l’environnement (article R233-1 à R233-15) mais aussi dans bon nombre d’arrêtés ministériels, toutes les précisions sont apportées quant à leur fonctionnement, leur composition précise, et leur rôle exact qui reste purement consultatif.

(19) Article L434-3 du code de l’environnement.
(20) Arrêté du 9 juillet 1993 modifiant l’arrêté du 9 décembre 1985 fixant les conditions d’agrément des associations de pêche et de pisciculture.
(21) Article L433-1 du code de l’environnement.

Toutes ces commissions influencent les prises de décision de l’administration, mais compte tenu de la multiplicité des intervenants, les pêcheurs ont bien souvent du mal à y faire valoir majoritairement leur point de vue, et on voit parfois des propositions bien entendues suivi par les autorités de tutelles qui vont dans le sens contraire des intérêts des pêcheurs et de la pêche. Les commissions qui ont suivi l’étiage de 2003 en sont un bon et malheureux exemple.


LES AUTRES INSTANCES

J’ai décrit toutes les instances qui composent l’organigramme de la pêche en eau douce en France, mais qui découle directement de mesure législative. Cependant, d’autres instances, des associations, des regroupements d’associations, qui ont une existence propre participent à l’organisation de ce sport.


Les regroupements synallagmatiques.

Il en existe plusieurs, mais le but principal de chacun d’eux n’est cependant pas très éloigné : permettre au plus grand nombre de pêcheurs de pratiquer leur activité dans le plus d’endroits possibles. En effet, comme nous l’avons vu, la carte de pêche délivrée par une AAPPMA précise dans un département précis, permet de pêcher dans un lieu déterminé : les rivières pour lesquelles l’AAPPMA détient les droits de pêche seulement ou, plus généralement l’ensemble des rivières du département sur lesquelles la fédérations et les AAPPMA adhérentes détiennent les baux de pêche et pour lesquels elles ont signé des accords de réciprocité.

En plus de cette réciprocité, il faut détailler l’existence de cinq regroupement plus large.

 

L’union des pêcheurs d’Île de France (UPIF). (*22)

Sont réunis dans ce regroupement 7 départements de la région parisienne : le Val-de-Marne, le Val-d’Oise, Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et les Yvelines. A cela se rajoute Douze AAPPAM de l’Essonne qui ont rejoint l’UPIF indépendamment de leur fédération. Enfin deux fédérations départementales, celles de Saône-et-Loire et de l’Allier permettent à tous les pêcheurs titulaires du timbre de l’UPIF de pratiquer sur leurs cantonnements. Le prix de la vignette UPIF est égale à 11 Euros pour ceux qui adhérent à une AAPPMA de l’union et à 25 Euros pour les autres.


L’Interfédérale bretonne.

Elle rassemble quatre départements de Bretagne : Les Côtes-d’Armor, le Finistère, l’Ille-et-Vilaine et le Morbihan. Une particularité est ici à souligner. En effet, pour obtenir la vignette « récipocitaire », il faut obligatoirement être adhérent d’une AAPPMA de l’Interfédérale.

L’entente des 3 B.

3 B signifie 3 bassins. Ces trois bassins hydrographiques associent entre elles neuf fédérations : Ain, Allier, Cher, Douds, Loiret, Haute-Marne, Nièvre, Haute-Saône et Saône-et-Loire. Comme pour l’Interfédérale bretonne, il faut être membre d’une AAPPMA locale pour obtenir le timbre de réciprocité.

(22) www.pechemedia.com/UPIF/accueil.html

L’Entente Halieutique du Grand Ouest (EHGO) (*23) et le Club Halieutique. (*24)

Par le nombre de fédérations départementales affiliées, l’EHGO est le deuxième regroupement synallagmatique de France. Il comprend 23 départements. Afin de permettre de plus grandes possibilités à ses membres, l’Entente avait signé un accord de réciprocité avec le Club Halieutique. Durant quelques années, de 1997 à 2001, ce contrat avait été cassé, mais après d’âpres discutions, depuis début 2001, il est de nouveau en vigueur.

Le rassemblement intrinsèquement le plus vaste, c’est le Club Halieutique. En effet, depuis les années 62, date de sa création il a cru rapidement pour aujourd’hui associer 37 fédérations. En fait, l’idée est parti de quelques AAPP du Gard et de l’Hérault, sous la houlette de Olivier DUCRET. Très vite, devant quelques difficultés des ces AAPP, O. DUCRET propose d’étendre le principe de la réciprocité à d’autres AAPP et département, partageants cette volonté d’offrir à leurs adhérents de plus larges étendues que leurs simples rivières. En 1964 des accords entérine la création du Club halieutique. Par son importance et donc ses moyens, le Club halieutique vise à « favoriser le tourisme-pêche et donner aux pêcheurs des possibilités plus vastes leur permettant de s'adonner, sans contraintes excessives, à l'exercice de leur sport favori ", et " qu'afin également de venir en aide aux petites Fédérations à caractère touristique et de contribuer à la mise en valeur de leur domaine piscicole ", le principe de base sera:« Qui profite, contribue. Qui offre, bénéficie ».

Actuellement, les titulaires du timbre halieutique peuvent pêcher dans un total de 60 départements soit quasiment sur le deux tiers du territoire. Le timbre est au prix de 16 Euros pour tous ceux qui adhèrent à une AAPPMA comprise dans ce regroupement.

En conclusion, sur ces regroupement de réciprocité, nous pouvons dire qu’ils proposent au plus grand nombre des rivières à découvrir, faisant le pari que le tourisme pêche est porteur d’avenir pour ce sport, et de développement tant économique qu’écologique. Enfin, leur influence (par les diverses actions qu’ils mènent) est non négligeable au sein du microcosme de la pêche, cependant la réciprocité n’est pas une obligation mais bien une volonté, c’est d’ailleurs pourquoi certaines fédérations demeurent indépendantes de tout accord de ce genre.


L’Union Nationale pour la Pêche en France (UNPF). (25)

(23) membres.lycos.fr/peche28/entente.html
(24) www.club-halieutique.com/pages/accueil.html
(25) www.unpf.fr

L’UNPF, c’est en fait la fédération nationale de la pêche. Son président s’appelle Claude Roustan, il a été réélu en juin 2003 pour cinq ans. Elle regroupe en son sein l’assemble des fédérations départementales. C’est une association du type loi 1901, qui bien qu’elle ne soit pas intégrée dans la loi pêche comme une structure faisant partie de l’organisation de la pêche en France, tiens une place très importante dans cette dernière. En effet, en se plaçant dès sa création en 1947, comme le porte parole des pêcheurs, l’Union s’est imposée comme un interlocuteur central dans toutes les affaires touchant la pêche en eau douce. Ses méthodes, le fort lobbying qu’elle exerce sur les gouvernements, ont permis quelques avancées remarquables : loi de 1964 pollueurs-payeurs, loi sur l’eau de 1992 mais surtout elle est l’instigatrice de la loi pêche du 29 juin 1984 donc assez directement de l’organigramme de la pêche.

Elle est directement ou indirectement représentée dans les instances dirigeantes telles que le ministère de l’environnement, le CSP… c’est pourquoi l’UNPF a complètement été intégrée dans le processus en cours et qui aboutira avant la fin de l’année concernant la future loi sur l’eau, et qui va certainement profondément modifier l’organigramme de la pêche française. Cette véritable entre-maîtrise lui donne un pouvoir considérable, mais certaines questions sur l’utilisation de ce pouvoir reste en suspend, notamment sur le rôle que l’Union voudrait se voir attribuer dans la prochaine organisation.


CONCLUSION

L’organisation de la pêche en eau douce en France est complexe car fortement stratifiée et morcelée. Elle relève d’un cadre légal vieux de 20 ans, lui même très compliqué, dont il est difficile de saisir l’ensemble des rouages mais cette compréhension est indispensable, sans elle on ne peut réellement comprendre la gestion de la pêche. Trop souvent méconnus des principaux intéressés, les pêcheurs, cette organisation fait l’objet de multiples critiques. Mon article ne la défend pas, mais il fait simplement le point sur ce qu’elle est aujourd’hui.

Comme je l’ai écrit en introduction, la pêche est bien gérer en France, certainement de mieux en mieux, mais certainement pas non plus parfaitement et ce sont ceux qui constituent cet organigramme, beaucoup de bénévoles, qui gèrent les cours d’eau.

A la veille de grandes réformes, il faut se poser la question de savoir ce qui ne va réellement pas, et ce qui empêche les évolutions salvatrices indispensables. Pour ma part, je n’incrimine pas cette organisation qui a fait ses preuves, même si je pense effectivement qu’elle a aussi montré ses limites et qu’une réforme s’impose. Mais quelle réforme ? D’autres éléments ne doivent-il pas changer qui permettraient vraiment une gestion plus respectueuse de l’environnement et des milieux aquatiques ? Le débat reste ouvert.

Article de Nicolas CAMPAGNE (forum : NicolasC)

 

Pêche au toc
Le Brochet à la mouche
Les leurres aux carnassiers
Montage canne à mouche
Montage des mouches (photos)
Photos mouches
Outillage mouche
Noeud final avec les doigts
Outil whip finish
Insectes aquatiques
Noeuds de pêche
Bas de ligne

Récits des pêcheurs

La Loue ( 25 Doubs)
La basse rivière d'Ain
Canne à mouche de Clark Gable
Neuvic les coqs de pêche
L'Ariège
Challenge de la siège à Millau
Poissons Nageurs

Manifestations & Calendrier

Challenge aux carnassiers
Responsables concours pêche
Date des concours de pêche
Les Gladiateurs

Hébergements

Campings Aveyron

Divers

Comité Départemental du Tourisme
Les maladies du pêcheur
Météo Aveyron
Offres ou recherches d'emplois
Une tortue dans l'Aveyron
Jeux pêche d'un Ombre- virtuel
Recettes pour la poissonnerie
Archives des sondages
Les récompenses du site

HAUT DE PAGE

HAUT DE PAGE

Plan du site - Nous écrire
Site officiel de la Fédération de Pêche de l'Aveyron - Tous Droits Réservés www.pecheaveyron.com depuis ©1997. (Version 4.2 -
Warning: mysql_fetch_array(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /home/http/pecheaveyron/pecheaveyron.com/www/web/menu/dv_connect.php on line 18

Warning: mysql_num_rows(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /home/http/pecheaveyron/pecheaveyron.com/www/web/menu/dv_connect.php on line 32