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Principaux lacs 21
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Nord Lot 12
Centre Aveyron 6
Centre Viaur 10
Sud Tarn 12
Au Sud Tarn 3
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Une partie de pêche avec :

Alexis Portal - Black Bass
Florian Molinié - Carpe
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Impact chaussées et barrages
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La vidéo du mois

Septembre 2006



 

 

 

Fédération de Pêche de l'Aveyron - Réglementation - Journal Fédéral Piscator - Réserve de pêche - AAPPMA de l'Aveyron - Animations de pêche - Informations locales - Poissons de l'Aveyron - Gestion des ombres - Ruisseaux en danger - La carpe en Aveyron - Le Carnassier en Aveyron - Les éléctions utilités ? - Organisation de la pêche en France

 

Sous menu : S.D.V.P_ P.D.P.G - Halieutilot - Vivaveyron - Halieutitarn - Halieutiviaur - Conclusions

Conclusion

Ce qu’il faut retenir de la création des associations de bassin versant c’est avant tout cette notion de solidarité entre les AAPPMA d’une même bassin mais également la révolution opérée dans le mode de fonctionnement de la pêche associative intégrant professionnalisme, bénévolat, vision d’ensemble et enfin discours commun.

L’exemple de la réhabilitation de la Serre peut nous servir de synthèse à ce chapitre bassin versant :

- La Serre, rivière de plaine calcaire de 30km
Des aménagements hydrauliques lourds dans les années 70 (curage, recalibrage etc..) ont affecté la quasi totalité du linéaire de telle sorte qu’aujourd’hui elle est constituée de :

- faciès lents de faibles profondeurs sur 66% du linéaire, 43% du linéaire des berges est sans végétation arborée ou avec des peupliers en formation discontinue.


La Problématique : quelles sont les types d’intervention à mettre en œuvre et les linéaires à aménager afin d’obtenir un réel bénéfice pour le milieu ?


- Acquisition de données

- Nécessité de mettre en place des opérations pilotes et bien sectorisées en fonction des éléments disponible sur le cours d’eau via le SDVP.
- Evaluer pour le milieu l’intérêt des actions entreprises via les suivis biologiques
- Obligation d’acquisition de données techniques complémentaires et plus précises que celle acquises dans le cadre du SDVP afin de cibler les futurs sites éventuels à aménager.
- Collaboration obligatoire techniciens (FDAAPPMA, CSP, association de BV) et collectivités piscicoles à l’échelle du bassin versant


- Secteurs pilotes et suivis
Une fois les chantiers des secteurs pilotes réalisés par l’association de bassin versant et/ou l’entreprise, les suivis mis en place par la Fédération et/ou le CSP valident ou non l’intérêt des aménagements
La probité des résultats sur les secteurs pilotes permettront ou non d’étendre la démarche à un linéaire plus important.


- Communication autour de l’opération de restauration.

 

 

Interview du président sur le forum

QUESTIONS Pêcheaveyron.com /REPONSES du Président

Laurent (Laug) : Jean, lorsque je t’ai proposé ce questions/réponses avec les internautes tu m’as dit ‘’banco’’ sans sourciller, cette volonté d’ouverture est quand même assez rare, incarnerais tu une nouvelle génération de président ?

Jean : je ne crois pas, malgré mes 45 ans ! ! la priorité aujourd’hui c’est de sauver la pêche associative dans laquelle – et c’est pas nouveau- tout n’est pas parfait et peut, doit être amélioré.

Cette volonté d’amélioration passe t’elle par plus d’ouverture, plus de clarté avec les pêcheurs ?

Oui, la pêche a besoin de transparence si on veut la sauver. Il nous faudra savoir communiquer encore plus.

En matière d’ouverture, l’internet est devenu un média incontournable !

Bien entendu, à ce propos je tiens à remercier Bruno qui a fait – bénévolement, j’insiste la dessus - de ce site un outil dans lequel les pêcheurs semblent s’y retrouver d’après les échos que j’en ai ! Je compte sur votre binôme pour l’actualiser le plus souvent possible mais aussi sur nos AAPPMA qui doivent le faire vivre encore plus !

Concrètement Jean, cela fait 2 ans que tu es élus à la Fédération de Pêche après 10 ans à la tête de l’association de bassin versant ‘’Halieutilot’’, ou en est elle notre pêche associative aveyronnaise ?

On peut dire qu’elle se porte bien et qu’elle attaque sa mutation avec sérénité.

Qu’entends tu par mutation ?

Au niveau de la Fédération cela passe par une réorganisation des tâches, du personnels supplémentaires dans des secteurs bien précis. Au niveau des gestionnaires, ma volonté première c’est la mise en place des associations de bassins versant, seule porte de sortie pour assumer des grands projets et gagner en crédibilité face aux partenaires.

crédibilité ?

Oui, la Fédération de Pêche se doit d’être respectée et crédible au niveau de sa cellule technique, animation, administrative pour pouvoir ensuite se positionner comme acteur incontournable de la politique de l’eau.

Ces associations de bassin versant constituent donc la pierre angulaire de la nouvelle politique fédérale, où en est on ?

Ces ‘’outils de travail’’ sont crées, certains depuis longtemps (Halieutilot et Vivaveyron), on se félicite d’avoir vu émerger en 2004 Halieutitarn et Halieutiviaur.

Les gestionnaires ont ils compris cette nécessité de ‘’fusion’’ au sein d’un même bassin ?

Il faut savoir que dans son volet politique ‘’extérieure’’, la réalité de la pêche est loin d’être simple. La Fd aura un rôle de communication très fort auprès des gestionnaires afin qu’ils puissent appréhender ce que doit devenir la pêche associative d’aujourd’hui.
Notre pêche a besoin de COHERENCE, avant de taper sur les autres usagers de l’eau, elle doit être cohérente en son sein, dans son discours, ses actions etc…
Cette cohérence doit nous apporter la crédibilité afin de monter, avec nos partenaires, des projets et d’intégrer la politique d’aménagement du territoire, si la pêche associative ne le fait pas, d’autres le feront à sa place….


Cela ne vient il pas trop tard ?

Disons qu’il faut se hâter lentement ! ! et trouver des partenaires solides.


Ces projets, qui les étudie, qui les pilote, bref comment cela se passe ?

Pour qu’un projet soit accepté par les partenaires, il faut qu’il soit étayé scientifiquement par la cellule technique et qu’il puisse amener des retombées économiques


du nécessaire mélange de professionnalisme et de bénévolat…

tout à fait, c’est ce qui nous différenciera et fera notre force.


Nous parlions de mutation précédemment, t’aurais du plutôt instaurer le terme de ‘’révolution’’ ! ta démarche bouleverse bon nombre d’habitudes.. et la tu me vois venir ! ! c’est pas le meilleur chemin pour brider un second mandat !

Soyons clair, la réélection ne m’obsède pas sans quoi nous n’aurions pas entrepris ce chantier ! ! Je ferais tout pour que la ligne directrice que l’on a crée soit suivie par mon (éventuel) successeur.
Peu importe les Hommes, c’est cette stratégie qui doit prévaloir !

Ca a le mérite d’être clair. Parlons pêche désormais. La truite a longtemps été considérée en Aveyron comme l’espèce cible recherchée par les pêcheurs hors la Fédération axe sa communication sur de nombreuses espèces autres que la truite alors que nous possédons plus de 6000km de cours d’eau de première catégorie ! explications ?

Pour ce qui est de la truite nous sommes en train de faire le point via le PDPG afin de partir sur de bonnes bases. Ma volonté est d’arriver à déterminer assez vite les secteurs pouvant supporter une vraie gestion patrimoniale et donc à fortes valeurs ajoutées. Il est nécessaire d’avoir cet état des lieux exhaustif pour bien connaître ce qu’il reste du patrimoine truite. Tout le reste, la 2eme, doit être mis en valeur car nous ne devons pas sous estimer la montée en puissance des pêches de la carpe et du carnassier alors que nous avons des milieux formidables et complètement sous exploités, je pense notamment aux grands lacs et à quelques portions sauvages - portions sans microcentrales, j’insiste la dessus - de rivières de seconde catégorie.
Chaque chose en son temps, pour l’instant on bosse sur la truite espèce fragile et symbole de la ressource en eau.


Justement, la pêche de la carpe connaît un engouement incroyable auprès d’un large public, en ce sens la Fédération a ouvert un linéaire très important de secteur ‘’pêche de nuit’’ que d’aucuns considèrent comme une exemplarité nationale, en même temps cela a fait grincer beaucoup de dents…

Des grincements de dents ? attends !! il faut savoir ce que l’on veut, cette pêche connaît un engouement auprès des jeunes, j’ai eu l’occasion de m’en rendre compte au salon de Montluçon en 2002, il ne me paraîtrait pas concevable de ne pas en tenir compte au regard de la nécessite de recruter des jeunes pêcheurs qui peuvent, par la suite, devenir de futurs gestionnaires.


Revenons sur la truite si je te dis que pour moi ‘’gérer , pour une fédération, c’est mettre en place une réglementation qui satisfait le plus grand nombre de pêcheurs sans mettre en péril les populations’’ cela te convient il ?

Si on raisonne avec une vision d’ensemble je te répond non ! notre but c’est de protéger les milieux.
Si on ne s’en tient qu’à la simple vision de l’activité pêche alors je te dis oui.


Concernant la truite, tu es bien placé pour savoir que 2 courants ‘’s’affrontent’’, ceux qui veulent des mailles plutôt basses et un quota élevé afin de prélever le plus possible et d’autres qui voient en la pêche un sport considérant que la truite devient un partenaire de jeu dont la mort n’est pas nécessaire et qui militent pour des quotas restreints, des mailles plus hautes et pour la création de parcours no kill. Quelle est ta positon la dessus ?

Pour moi, aujourd’hui, tout cela demeure secondaire, ce sont simplement des actions qui peuvent accompagner notre mission qui est actuellement de se battre pour notre ressource en eau, sa qualité et l’intégrité physique des milieux. L’avenir de la pêche se joue là et pas ailleurs ! simplement quand un ruisseau a perdu son eau quelle maille ou quota peut on instaurer ?
Un ruisseau qui perd son eau c’est irréversible, une maille mal adaptée ou un excès de prélèvements peut être réglé l’année d’après et cela je veux que les pêcheurs en soient bien conscients.
Soyons clair, à l’heure actuelle, on a des missions dont le PDPG établi par des hydrobiologistes , leur boulot, aujourd’hui, c’est de me donner les arguments pour mettre en place la meilleure gestion possible.
Quand la cellule technique m’indique que sur un contexte donné il faut du patrimonial ou modifier le quota etc je les suis les yeux fermés mais derrière je milite pour une politique de suivis afin d’avoir des arguments et d’éviter de parler dans le vide ou de gérer de façon empirique. En revanche, s’ils se plantent, ça va barder… (rire)
Cependant, si je considère que les histoires de mailles, quota c’est secondaire comparé à la ressource en eau, je sais aussi agir avec diligence quand cela est nécessaire, exemple le Tarn en seconde catégorie avec le quota à 1 sous Millau.
De plus, nos suivis en cours (là où l’étude des contextes du PDPG est achevée) montrent, hormis, sur 1 cas (cf plus bas) que cela se passe plutôt bien voire très très bien !
Tu comprends bien que je peux pas me focaliser la dessus avec les enjeux environnementaux qui augurent.
Laisse nous nous positionner d’abord, ensuite on verra !


En fait, dans ta politique fédérale, tu as hiérarchisé les batailles qui doivent ,malheureusement, être menées par la pêche associative ?

Bien entendu, il y a encore 20 ans la nature n’avait pas subi les agressions qu’elle subit aujourd’hui, les problèmes n’étaient pas les mêmes et il fallait simplement gérer les pêcheurs. Les rivières étaient encore très généreuses.
Aujourd’hui gérer des pêcheurs cela ne suffit plus, notre devoir est d’intégrer la politique environnementale.
Il faut que les pêcheurs réalisent qu’avec la multiplication du nombre d’utilisateurs de la ressource en eau, nous ne sommes plus seuls à l’utiliser c’est pourquoi, je le martèle, la pêche associative doit rentrer dans la politique de l’eau en tant qu’acteur fort et pour cela on a besoin de crédibilité, je crois que le message est clair.


On passe aux questions des internautes ?

Ok on y va

QUESTIONS du Forum /REPONSES du Président


Trout : Quel doit être, dans votre conception, le rôle et le niveau d'implication (financier, technique....) des fédérations de pêche dans la protection des milieux aquatiques ?

Quel rôle pour les fédérations de pêche dans le futur proche qui va voir bon nombre de réformes des institutions de la pêche ?

La priorité c’est une implication scientifique forte car pour que les dossiers soient reconnus on a besoin de les étayer scientifiquement et techniquement et cela demande bien évidemment des moyens pour payer des professionnels, monter les dossiers etc etc…étant donné que notre budget n’est pas à rallonge cela nécessite une redistribution rigoureuse de l’argent en fonction des priorités.

La réforme n’étant pas pour l’instant définie j’ai du mal à vous répondre.
En revanche il est certain que les suivis des milieux que nous mettons en place vont constituer une priorité et il ne serait pas inintéressant que nous devenions incontournable en la matière. Actuellement qui d’autres que nous connaît le réseau secondaire du réseau hydrographique ?
Les stations de suivis que nous commençons à mettre en place sont des stations sentinelles (données poissons, physico-chimique, habitat, débit etc..) qui nous permettront d’alerter qui de droit en cas de pépins !!

JBC : Bonjour, je souhaiterai connaître le montant du budget que vous alloue le club halieutique.
Si c'est trop confidentiel, on oublie le montant du budget.

Pas de problème : 115000€

1) Est-ce que toutes les fédés sont libres de répartir comme elles l'entendent, quelle est la politique du club sur cette question?

Oui, le club n’a pas à s’immiscer dans la gestion financière d’une quelconque FD

2) Dans le cas de la fédé12, est-ce que cela reste dans la trésorerie de la fédé aveyron pour promouvoir le tourisme pêche ou pour financer d'autres missions ? si oui, lesquelles.

3) Est-ce que les aappma touchent une part ou la totalité de cet argent?

4) Si elles touchent quelque chose dessus, comment cela est-il redistribué?
Quelle règle est appliquée chez la fédé 12 ?


La dotation du club reste dans le budget de la Fd ce qui lui permet d’assurer une partie de ses missions.
La répartition se fera en fonction des conclusions affichées par le PDPG et des futures actions à entreprendre sur chaque contexte et donc sur le secteur d’une ou plusieurs AAPPMA
Rajoutons que, toujours en fonction des conclusions du PDPG, la dotation de poissons d’alevinages de fond est gratuite et que les truites surdensitaires seront fournies à des prix préférentiels.
Je vais vous prendre un exemple, en ce moment, nous travaillons, pour le PDPG, sur un contexte du sud aveyron.
Il faut savoir que chaque ruisseau ou rivière du contexte est inventorié par pêche électrique parfois sur 2 ou 3 stations différentes, des IBGN sont réalisés etc… bref une étude globale est menée, les données accumulées sont traitées, analysées et permettent de définir les actions à entreprendre que les suivis valideront ou non.
Cet accès à la connaissance du contexte pour les gestionnaires locaux vaut tous les alevins résorptions du monde……
Cette mise à disposition de la cellule technique s’accompagne de celle du personnel d’animation.
En résumé cela n’est pas redistribué en argent brut mais en terme de compétence ou de service.


5) Si elles touchent quelque chose dessus, comment cela est-il redistribué?
Quelle règle est appliquée chez la fédé 12?
(En fonction de la popularité des coins de pêches, proportionnellement au linéaires des baux de pêches signés réellement détenus par l'aappma, suivant ses actions de l'aappma face aux orientations fédérales ?
Il y a t-il la carotte et le bâton ?)


Ici il n’y pas d’ostracisme envers les aappma, elles sont toutes considérées sur le même plan en fonction de leurs demandes.

6) Toutes les fédé ont obligation de faire le plan de gestion piscicole.
Un CA est-il obligé de mener une politique en respectant scrupuleusement les conclusions des plans de gestions. je pense aux alevinages et déversement de poissons surdensitaires.

Si on veut être crédible auprès des instances administratives et politiques on a toute intérêt à avoir un plan de gestion piscicole solide et rigoureusement suivi.


7) Si, par exemple, une aappma n'en fait qu'a sa tête et ne suit pas du tout les choix émis par la fédé, quel est votre champs d'action.


Les gestionnaires doivent prendre leurs responsabilités, si une AAPPMA ne suit pas ce qui est émis par la Fd elle doit être a même de s’en expliquer et dans ce cas là une discussion est ouverte au sein du conseil d’administration. Si cela n’est pas justifié elle perd l’appui de la fédération.
La question est celle ci : que peut représenter une AAPPMA, seule, sans compétence scientifique etc.. face au pouvoir public, décideurs et autres..
Soyons sérieux…avec les enjeux qui arrivent la première des choses c’est la cohésion ! ! ! une AAPPMA aveyronnaise qui se retirerait pour des histoires de poissons, de maille, quota ou je ne sais quoi d’autres c’est qu’elle est à côté de la plaque.

8) Inversement si la fédé fait tout de travers et que des AAPPMA entreprennent des actions type plan de gestion, peut-elle s'y opposer?

Non, elle ne peut pas s’y opposer mais cela suppose que l’AAPPMA ait les énormes moyens (techniques, financiers, géographiques, baux de pêche etc…) à sa disposition et que le législateur prévoit ce qu’elle veut mettre en place ! !

Difficile pour moi de répondre à cette question puisque le cas ne se pose pas en Aveyron. La concertation et l’intelligence des hommes doivent aplanir ce genre de difficultés dans l’intérêt de la pêche associative.


Claude1 : Le quota à 10 poissons par jour. ?
4 à 5 poissons par jour devraient suffire largement aujourd’hui ?
Evoquée lors des A.G. de Nant et Millau (entre autres), l’idée va-t-elle déboucher sur un véritable débat au sein de la fédération de pêche ?

Bon on a 2 angles d’approche :

Le premier qui consiste à penser que le quota actuel n’est pas dangereux sur la majorité de notre linéaire de première catégorie, les suivis de la cellule technique le démontrent années après années. Lorsqu’il l’est, on le modifie ! cependant il faut espérer que l’on n’ait pas à le modifier tous les 4 matins car pour une fédération de pêche nous avons besoin d’une certaine harmonisation au niveau du département et d’une lisibilité pour les pêcheurs


Le second qui consiste à voir l’angle éducatif . Avec une première catégorie dont les linéaires ont plutôt tendance à se réduire qu’à se maintenir, on peut effectivement se dire que 10 truites aujourd’hui dans un panier cela n’a plus de sens.

Honnêtement pour moi, encore une fois, je hiérarchise les priorités et m’attaquer au quota actuellement n’en est pas une, hormis, je me répète, en cas d’urgence. De toute façon c’est un débat qui devra avoir lieu.

Vous n’ignorez pas que la situation en haute Dourbie (en eau acide) est loin d’être idéale.
Ne devrait-on pas s’inspirer de la courageuse décision prise par les A.A.P.P.M.A. en aval de Millau pour préserver ces endroits particulièrement fragiles ?

En revanche la dessus, le staff technique via les suivis me montre, apparemment, un problème thermique et, comme sur le Tarn, je ne m’opposerai pas une réglementation restrictive. Apres le problème est clair, on doit harmoniser pour que le pêcheur s’y retrouve, doit on harmoniser vers le haut ou vers le bas ? Ce sera au conseil d’administration de trancher, cela fait partie des préoccupations fédérales.
E t puis, n’oubliez pas que le PDPG n’étant pas terminé il nous est difficile d’avoir une vision d’ensemble du département, nous devons donc attendre ses conclusions afin de raisonner globalement mais la porte reste ouverte en cas d’urgence.

Lau : La même que claude, avec la suivante en bonus : comment peut-on modifier le code rural qui se contredit en stipulant d'un côté que la maille doit permettre au poisson de se reproduire au moins une fois et qui de l'autre limite la taille légale à 25 cm ? Est-il possible d'abroger la deuxième mesure qui limite la maille à 25 cm

A ce jour, les suivis que l’on a mis en place sont sans équivoques. Sur les milieux conformes qui représentent entre 20 et 30% du département, les mailles de 20 ou 23cm ne posent aucun problème. Si je m’en tiens aux conclusions de la cellule technique, sur les milieux perturbés, ce sont rarement les géniteurs qui font défaut mais plus des problèmes de colmatage par le sable ou de température estivale limitantes pour les juvéniles. On en revient toujours à la même chose, la ressource en eau !
Concrètement, c’est par le biais de l’UNPF que ce texte peut être modifié. L ’Union, arguments scientifiques à l’appui, peut proposer au législateur d’étendre la maille de la truite à 25cm ‘’ou plus’’.
C’est ce cheminement qui permettra, au 01/01/2005 , de passer la maille du black bass de 23cm à 30cm sur l’ensemble du territoire.
Pensez que la modification que vous réclamez doit avoir une portée globale au niveau de l’hexagone, cela nécessite que plusieurs fédérations en fassent la demande auprès de l’UNPF.
Faisons aussi attention à ce type de demande car vouloir à tout prix que la maille, sur les cours d’eau à forte croissance, soit adaptée aux truites matures (donc > 25cm), cela signifie qu’on me demandera de l’adapter sur les cours d’eau à faible croissance ! ! dans ces cas là ; la descendre, parfois, jusqu’à 14, 16 ou 18cm en montagne alors que les 20cm actuels surprotègent les géniteurs…


Jeff : Une AAPPMA peut-elle s'exclure partiellement du club halieutique ( Brusque, Fayet, Camares ) ?

Dans ce cas précis, les critères de droit de pêche ne peuvent-ils pas être considérés comme discriminatoires ?

Toujours sur ce même cas, sur quels motifs un pêcheur s'étant acquitté de son permis dans l'Hérault ( exemple ) peut-il être sanctionné ?

A l’heure actuelle mon plus grand souhait est que ces 3 AAPPMA reviennent dans le système associatif complet.
Ensuite votre question relance le débat sur les baux de pêche. Si l’AAPPMA a des baux signés, le pêcheur sera sanctionné.

Et enfin, la fédération de l'Aveyron verse-elle à ces AAPPMA la part reçue du Club Halieutique ?

Réponse ci dessus.

Nico C : Cette année une "grande loi" sur l'eau va très certainement profondément changer ce fonctionnement. Le CSP semble déjà enterré, l'UNPF militant dans ce sens va probablement en tirer un maximum de bénéfice. En plus de ce changement qui me semble primordial, la futur loi veut transformer. Pouvez vous me dire de ce qui vous pensez (sans langue de bois) de cette loi ainsi que du point particulier du CSP ?

N’allons pas trop vite, pour l’instant rien n’est arrêté mais des changements auront bien lieu. En ce qui me concerne la perte du CSP, soutien technique, est grave puisqu’il va bien falloir le remplacer et ça uniquement à la charge financière des pêcheurs et pour l’instant rien ne me dit que des subsides vont tomber dans l’escarcelle de la pêche associative bien que toutes les fédérations, par le biais de l’UNPF, militent en ce sens.
Actuellement j’ai beaucoup de difficultés à vous répondre puisque rien n’est arrêté et tout se modifie sans cesse, attendons avant de commenter !


D'autre part, je suis personnellement convaincu de l'erreur historique qui a vu la privatisation des rivières en France en 1792, ceci posant aujourd'hui le problème des baux de pêche et de tout ce qui en découle. Etes vous favorable à cet etat de fait, ou pensez vous au contraire qu'il serait nécessaire d'envisager une solution (qui n'est pas forcement la nationalisation des cours d'eau) ?

Je suis d’accord avec vous sur l’analyse historique, il existe cependant une solution constitutionnelle. La loi nous a confié la protection des milieux aquatiques et la gestion des ressources piscicoles, faut il encore que l’outil de travail (le droit de pêche) soit à notre disposition ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle. Cela reste bien évidemment un de mes souhaits essentiels.

Enfin quel est selon vous l’échelon le plus cohérent pour la gestion de la pêche (rivières, bassins versant, communes, départements, régions ou Etat) ?

Sur le plan écologique, pour moi, l’idéal serait une gestion cohérente de la source à l’embouchure.
Le problème c’est que cet idéal se heurte à des contraintes administratives fortes (changements de départements, de régions, de partenaires).
Cette question est d’ailleurs d’actualité au sein des instances nationales de la pêche associative.

John :

Etant donné le succès de l'implantation du Blackbass au lac de Pont de Salars, est-ce que l'introduction de l'espèce est prévue sur d'autres lacs écologiquement proche de Pont de Salars, par exemple Golinhac ??? Et pour le Lot Aveyronnais, est-ce envisagé ?

Il semblerait qu’il y ait une bonne implantation du black bass sur Pont de Salars (reproduction constatée) cependant il nous faut encore un peu de recul avant de crier victoire.
Si nous arrivons à gérer correctement l’halieutisme sur ce lac , on pourra étendre la démarche sur d’autres lacs à condition qu’ils soient biologiquement compatibles avec le développement du bass.


Laurent : bon Jean, nous en avons fini, un dernier mot ?

Bien sur, je voudrais d’abord remercier les internautes pour toutes ces questions pertinentes et m’excuser, aussi, pour le retard dans les réponses !
Pour conclure, je voudrais souligner que l’avenir de la pêche associative en France va se bâtir sur l’implication et la responsabilisation des titulaires d’une carte de pêche, véritables élus en puissance.
Ma volonté d’ouverture, de communication, repose sur ce message : de votre implication dépendra l’avenir de la pêche ! rien n’est impossible, soyez en certains.

 

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