| COMPTE-RENDU DE L’ASSEMBLÉE
GÉNÉRALE
DE L’A.A.P.P.M.A. DE NANT - SAINT-JEAN-DU-BRUEL - SAUCLIÈRES
DU 18 FÉVRIER 2006
Le 18 février 20060, à 20 heures 50, le bureau de l’A.A.P.P.M.A. de NANT —SAINT-JEAN-DU-BRUEL — SAUCLIÈRES s’est réuni à Noria, « l’Espace de l’Eau », 12230 SAINT-JEAN-DU-BRUEL, sous la présidence de Monsieur Daniel SCIUME.
Nombre de membres du bureau en exercice : 19.
Présents : tous les membres du bureau, à l’exception de MM. F. ALMÈS, W. ATCHER, F. BERGER, J.J. CAMPET, M. DAVESNE, J.-F. MARTIN et O. POYO.
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M. Daniel SCIUME ouvre l’assemblée en remerciant toutes les personnes ayant œuvré pour l’A.A.P.P.M.A. (mairies, riverains dont les signataires de baux de pêche, membres du bureau, la Fédération Départementale de la Pêche, le C.S.P., les commerçants qui contribuent à la vente des permis, les généreux donateurs qui ont pris une carte de bienfaiteur, les bénévoles) .
Bilan moral
L’année 2005 s’est traduite par un déficit pluviométrique d’environ 25 % par rapport à l’année précédente.
Par contre, les températures de l’été furent normales après un épisode de forte chaleur les 10 derniers jours de juin.
C’est à cette période qu’est apparue la furonculose dans les gorges, du Barrage AEP au Moulin Bondon. Les membres de l’A.A.P.P.M.A. ont suivi de près l’évolution de la maladie. Des poissons ont été récupérés pour être analysés ; malheureusement, vu leur faible nombre, cela n’a pas été possible. Par contre, le C.S.P. émet la possibilité de voir pendant encore plusieurs années une récidive de cette maladie.
Comme chaque année, une campagne de sauvetage de poissons a eu lieu dès la fin juin sur les communes de Nant et Sauclières.
Avec nos amis du Club Mouche de Saint-Gély-du Fesc, nous avons fait une journée d’entretien du Durzon le 5 février 2005, reconduite le 12 février 2006.
Le 17 février, une technicienne du Parc Naturel Régional des Grands Causses est venue reconnaître le Durzon pour effectuer au mois de mai prochain un entretien léger des rives. Le montant de l’enveloppe accordée par le P.N.R.G.C. s’élève à 1 500,00 €.
La Fête de la Pêche, organisée pour la première fois cette année sans l’aide du C.S.P., a eu lieu avec succès le 5 juin 2005. Il est prévu qu’elle soit désormais organisée par l’Union des Pêcheurs de France et qu’elle continue d’être accompagnée d’un concours de dessin.
Au cours du Festival de l’Eau Douce, le 30 juillet dernier, notre Association a organisé une randonnée-découverte conviviale sur le Durzon suivie d’un apéritif et d’un repas tiré du sac.
Concernant le projet de construction d’un golf et de logements y attenant à L’Hospitalet, l’A.A.P.P.M.A. a fait parvenir une lettre exposant nos craintes à Madame la Préfète et au Maire de L’Hospitalet, transmise pour information aux Maires de La Cavalerie et de Nant, et a publié un article dans le Midi-Libre. M. SCIUME exprime sa déception devant l’avis favorable donné à ce projet, au vu des périodes d’étiage très sévères que nous connaissons depuis quelques années (en 2005, le débit de la Dourbie est tombé à 2 m 3/s ; d’autre part, en moyenne, les eaux d’origine karstique, dont le Durzon pour la part principale, représentent à Massebiau 85 % de la totalité du débit.). M. RÉFRÉGERS signale qu’un recours a été déposé auprès du Préfet de Région, sans suite. Un second recours vient d’être remis au Tribunal Administratif.
Le président souligne devant les représentants élus des 3 communes concernées par notre A.A.P.P.M.A. que la Dourbie tient sa richesse et sa renommée de ses eaux karstiques. C’est à partir du Durzon que la Dourbie devient une véritable rivière à truites digne de la 1 ère catégorie, d’autant plus qu’à ce jour, en amont de cette confluence, la Dourbie connaît de sérieux problèmes thermiques, ce qui explique une très forte baisse de la population de farios enregistrée ces dernières années.
Plusieurs pêches électriques ont eu lieu en 2005 :
- Pêche électrique RHP sur la Dourbie à Cantobre (mi-septembre)
- Pêche électrique sur les radiers de la Dourbie ciblée sur les juvéniles et les truites marquées (août)
- Pêche sur le Durzon fin septembre (dans le cadre de Natura 2000 – ciblée sur les chabots).
À Nant, M. GUERVIN ayant retiré ses baux de pêche, le no-kill est déplacé vers l’amont jusqu’à la propriété de M .PÉLISSIER.
Pour information, MM. DUSSOL et MESQUINA ont été agréés par la Préfecture en qualité de gardes privés. M. SCIUME demande à ce qu’ils soient respectés en tant que tels.
Désormais, les réserves fédérales devront être justifiées par des raisons biologiques pour être autorisées par la Préfecture. Cette démarche vient d’être faite pour nos 4 réserves.
Messieurs J. COUDERC et J.-C. BRU viendront le vendredi 24 février. Une réunion du bureau est prévue en fin de soirée.
Une salle sera laissée à la disposition de l’A.A.P.P.M.A. à Noria. Y figureront notamment des photographies d’insectes et de poissons accompagnées d’explications ainsi qu’une exposition de matériel de pêche.
Bilan financier
M. Serge BONARDI, trésorier, expose le bilan financier de l’association de l’exercice 2005. On constate un léger bénéfice après plusieurs années de déficit. Le rapport est approuvé par les membres.
Débat sur le lâcher de surdensitaires
Le président demande un vote sur le lâcher de truites surdensitaires à l’ouverture. La majorité est contre. Il est proposé de concevoir un questionnaire qui sera proposé lors de la vente des permis. Ce vote s’effectuera à bulletin secret et sera dépouillé après la fermeture de la pêche.
Présentation de la synthèse des études menées par la Fédé sur l’ensemble des cours d’eau de l’A.A.P.P.M.A. de 1994 à 2004
Nous avons reçu la synthèse de l’ensemble des travaux effectués par la fédération de pêche chez nous.
Ce travail reprend en détail ce que nous avait montré Laurent.G lors de ses visites dans l’A.A.P.P.M.A.
Nous avons, dans le bassin de la Dourbie, deux contextes fortement différents :
L’amont, de la limite départementale jusqu’à la confluence avec le Durzon.
Cette partie possède des eaux acides faiblement minéralisées et donc pauvres.
Mais le handicap majeur est le problème thermique.
De Nant (aval du DURZON) jusqu’au barrage A.E.P., les conditions sont désastreuses, pas conformes avec la vie des salmonidés.
Elles engendrent de très fortes mortalités chez les jeunes truitelles.
Il faut dire ici que le captage de l’eau de St-Jean, à lui tout seul, induit une augmentation de température qui peut aller jusqu’à 1,5°C.
Dans le contexte actuel, il n’y a pas grand-chose à attendre de ce linéaire.
La partie plus amont sur le captage de l’eau est à la limite de la zone à salmonidés. Elle en connaît donc les inconvénients mais, dans une moindre mesure, l’évolution climatique décidera de la place qu’occuperont les truites.
Pour continuer à étudier ces phénomènes de déséquilibre thermique, M. SCIUME annonce l’achat de 2 thermographes par notre A.A.P.P.M.A., et de 2 autres par celle de Dourbies.
En effet, il faut quand même noter que ces perturbations remontent certainement bien plus en amont dans le Gard. Les effets allant en décroissant plus on se rapproche de la source.
Le Gard possède une station R.H.P., à 10 km de la source, qui affiche de très bons résultats lors d’une année sans épisode de crue.
Pour conclure sur ce chapitre des gorges, mais cela n’engage que moi, pas d’évolution favorable à en attendre.
La partie aval de la confluence avec le Durzon est, elle, heureusement conforme grâce donc au Durzon et aux autres eaux d’écoulement venant des causses qui la bordent.
Ici, le réchauffement n’a pas d’incidence et l’étiage permet aux poissons de passer le cap de l’été.
C’est ce que l’on constate lors des pêches électriques sur la station R.H.P. de Cantobre. La climatologie subie au cours des mois explique les écarts que l’on peut rencontrer d’une année sur l’autre.
Pour faire simple, l’écart dans le nombre de poissons, qui apparaît dans les pêches électriques sur la station R.H.P. de Cantobre, est essentiellement dû aux conditions météorologiques.
Lesquelles ont une grosse incidence quand des crues surviennent en fin d’hiver.
Autrement dit, la différence se fait principalement sur les 0+ et les 1+, c'est-à-dire sur des truites qui ont moins d’un an ou bien moins de deux ans.
C’est la réussite du frai qui fait varier ce nombre, parfois de façon très importante.
Dans cette étude, les caractéristiques de la Dourbie sont abordées.
La Dourbie est sous l’influence du climat méditerranéen.
Les épisodes cévenols sont aujourd’hui devenus d’actualité, au travers des dernières inondations dans le midi.
Ces fortes précipitations peuvent avoir deux inconvénients pour les farios :
- Perturber ou compromettre le frai en l’emportant
- Produire du sable qui va plus en aval obstruer des frayères. Il faut rappeler ici que l’amont de la rivière est granitique et schisteux, et donc produit du sable naturellement.
Concernant les ruisseaux, trois d’entre eux offrent un intérêt piscicole, les autres sont soumis au facteur limitant de l’étiage.
Un cours d’eau cale sa population sur la période d’étiage la plus sévère (les deux mois les plus bas)
À retenir chez nous, il existe deux facteurs limitants :
- Les températures, durant l’été
- Le niveau de l’eau pendant les deux mois les plus secs.
Questions diverses
M. Serge BONARDI, nous donne des nouvelles de l’Association Halieutitarn (à laquelle notre A.A.P.P.M.A. est rattachée), dont il est le co-président :
- Création d’une frayère à brochets sur le Tarn ;
- Aménagement d’un no-kill à St Sernin sur Rance ;
- Assemblée Générale prévue le 7 avril prochain à 20 h 30 à la Salle Caylus à Saint-Affrique.
Cette année, une erreur s’est glissée dans le document édité par la Fédération Départementale de la Pêche : il faut lire que la pêche de l’ombre est interdite sur le Tarn et le Lot.
Un inventaire des écrevisses aussi bien américaines qu’autochtones est prévu sur nos cours d’eaux. Un questionnaire émanant de la Fédération pourra être remis à tous ceux qui souhaitent faire progresser cette enquête.
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Le Président clôt l’assemblée à 22 heures 30.
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